Lombalgie chronique : quels sports pratiquer et lesquels éviter ?
Lombalgie chronique : sports recommandés et déconseillés

Lombalgie chronique : adapter son activité physique pour mieux vivre avec la douleur

Une lombalgie est considérée comme chronique lorsque la douleur persiste depuis plus de trois mois. La Haute Autorité de Santé (HAS) caractérise cette affection par des douleurs qui « peuvent s'accompagner d'une irradiation à la fesse, à la crête iliaque, voire à la cuisse, et ne dépasse qu'exceptionnellement le genou ».

Les sports recommandés pour les lombalgiques chroniques

Contrairement aux idées reçues, les activités sportives ne sont pas contre-indiquées en cas de lombalgie chronique. Cependant, comme le soulignent des médecins suisses dans un article scientifique sur le sujet, « elles doivent être pratiquées avec une attention particulière ». L'objectif principal n'est pas d'augmenter la douleur, mais de maintenir une activité physique bénéfique.

Plusieurs disciplines apparaissent particulièrement recommandées :

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  • Le yoga et le taï chi pour leur approche douce et progressive
  • La marche et la marche nordique comme activités portées
  • La natation, à condition d'éviter la nage papillon et de privilégier une pratique encadrée

Ces activités n'entraîneraient pas « d'exacerbation des plaintes » selon les spécialistes. Concernant la course à pied, les auteurs indiquent que « courir régulièrement à intensité modérée n'augmenterait pas la lombalgie et pourrait même l'améliorer ». Ils mettent toutefois en garde sur « l'influence de la qualité du chaussage, de l'entraînement et de la régularité de pratique ».

Les sports à pratiquer avec prudence ou à éviter

En revanche, certaines activités semblent moins bien tolérées par les personnes souffrant de lombalgie chronique :

  • Le vélo présente un « risque de douleurs augmenté en cas de position inconfortable sur le vélo »
  • Le tennis occasionne des microtraumatismes au niveau du rachis et des contraintes importantes lors du service
  • Le golf montre une prévalence de lombalgiques allant de 18% à 54% parmi les joueurs

Pour le tennis, les auteurs soulignent le « rôle important de la technique, de l'intensité de la pratique et du revêtement du terrain ». Concernant le golf, les facteurs de risque seraient principalement « liés à la technique du swing et la fréquence de la pratique ».

Dans tous les cas, les spécialistes insistent sur l'importance de consulter son médecin avant de débuter ou reprendre une activité sportive en présence d'une lombalgie chronique.

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