La Réunion face à une recrudescence de cas de variole B (Mpox)
L'Agence régionale de santé (ARS) de La Réunion a officiellement confirmé, ce mercredi, la détection de deux nouveaux cas de variole B, également connue sous le nom de Mpox. Cette annonce porte désormais à six le nombre total de patients atteints recensés sur l'île depuis le début de l'année 2024, marquant une préoccupation croissante pour les autorités sanitaires locales.
Détails des nouveaux cas et investigations en cours
Parmi ces deux nouveaux cas, l'un concerne une personne identifiée comme un contact d'un cas précédemment confirmé, illustrant une possible chaîne de transmission locale. En revanche, le sixième cas diagnostiqué présente une situation plus complexe. L'ARS indique clairement qu'« aucune notion de voyage récent dans des pays où la variole B circule et aucun lien épidémiologique avec les cas précédemment identifiés n'a pu être établie ». Cette absence de lien direct soulève des questions sur les voies de contamination potentielles sur le territoire réunionnais.
Face à cette situation, une procédure rigoureuse de contact-tracing a été immédiatement mise en œuvre. L'objectif est d'identifier l'ensemble des cas contacts afin de leur proposer un accompagnement personnalisé, un suivi médical attentif et une recommandation systématique à la vaccination réactive, comme le précise l'agence de santé. Cette démarche proactive vise à circonscrire rapidement toute propagation supplémentaire du virus.
Rappel sur la maladie et son contexte épidémique régional
Le Mpox, anciennement dénommé variole du singe, est une maladie infectieuse qui se manifeste principalement par une forte fièvre et l'apparition de lésions cutanées caractéristiques, appelées vésicules. Sa transmission survient lors de contacts étroits, notamment via des objets contaminés par une personne malade ou lors de rapports sexuels, même avec l'utilisation d'un préservatif. La transmission par gouttelettes, via la salive, les éternuements ou les postillons, reste quant à elle plus marginale.
Le premier cas détecté à La Réunion cette année concernait une personne de retour de Madagascar, où l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) reconnaît officiellement une situation épidémique active. Cette connexion géographique souligne l'importance de la vigilance dans une région où la circulation du virus est avérée.
En réponse à cette menace, une campagne de vaccination préventive a été lancée, ciblant particulièrement les populations les plus exposées. Cela inclut les voyageurs en provenance des zones à risque, ainsi que les travailleurs et travailleuses du sexe, dans un effort pour renforcer l'immunité collective et prévenir de nouvelles flambées.



