Hôpitaux de Lodève et Clermont-l'Hérault au bord de la rupture selon la CGT
Hôpitaux de Lodève et Clermont-l'Hérault au bord de la rupture

Hôpitaux publics du Cœur d'Hérault en état d'urgence

La CGT a organisé ce lundi après-midi un rassemblement inter-hospitalier devant la sous-préfecture de Lodève pour tirer la sonnette d'alarme sur la situation critique des établissements de santé publics de Lodève et Clermont-l'Hérault. Les syndicalistes dénoncent des hôpitaux au point de rupture, avec des agents épuisés, des services sous tension et des établissements mis à mal par des logiques comptables.

Des fermetures de services en cascade

Thierry Gervais et Elie Mazzarone, secrétaires du syndicat CGT des centres hospitaliers de Lodève et Clermont-l'Hérault, ont détaillé les difficultés spécifiques à chaque établissement tout en soulignant des constats communs alarmants. "Chaque hôpital a ses problématiques propres mais on se rejoint sur beaucoup de constats comme le manque de personnels et des conditions de travail de plus en plus difficiles", explique Thierry Gervais.

À Lodève, la situation est particulièrement préoccupante :

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  • Fermetures répétées du Centre d'Accueil et de Permanences de Soins (8 jours en avril, potentiellement 15 en mai) faute de médecins
  • Service Soins Médicaux de Rééducation fermé depuis juin 2025
  • Risque de fermeture du service médecine en mai avec le départ du médecin responsable
  • Absence d'agent de sécurité la nuit

Des revendications concrètes pour les soignants

Elie Mazzarone, représentant de l'hôpital de Clermont-l'Hérault rattaché au CHU de Montpellier, complète : "Face à la réalité du terrain, l'augmentation de la dépendance des patients, les moyens humains ne suivent pas. Nous demandons d'augmenter les effectifs pour améliorer les conditions de travail des soignants et la qualité de soins apportés."

Les revendications spécifiques incluent :

  1. Recrutement d'une secrétaire médicale dédiée à l'Ehpad
  2. Création d'un poste supplémentaire la nuit
  3. Mise en place d'un véritable pôle de remplacement pour permettre aux agents d'avoir leurs repos

Les syndicalistes alertent sur les conséquences humaines de cette situation : "Le personnel ne peut pas être une variable d'ajustement alors que l'on nous vend le grand âge comme cause nationale", dénonce Elie Mazzarone, pointant du doigt les nombreux arrêts maladie et accidents de travail.

Un soutien politique et institutionnel

Le rassemblement a reçu le soutien de plusieurs élus d'opposition, dont la conseillère régionale Fadelha Benammar-Koly, ainsi que du président de la communauté de communes Frédéric Roig, membre de l'association Pour de Véritables Urgences à l'Hôpital de Lodève. Ce dernier a affirmé : "Nous sommes solidaires de l'action menée par la CGT, et restons engagés sur toutes les problématiques de santé et d'offres de soins, primordiales pour nos populations rurales."

Une délégation de manifestants a été reçue en sous-préfecture par la nouvelle sous-préfète Célia Pouget, accompagnée de la directrice intérimaire de l'ARS Hérault, Murielle Kordylas. La représentante de l'État n'a pas souhaité faire de commentaire sur cette entrevue, laissant planer le doute sur les suites qui seront données à ces alertes urgentes concernant l'avenir des hôpitaux publics du territoire.

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