Hôpital de Saint-Affrique : la CGT dénonce des risques pour la population
Hôpital Saint-Affrique : la CGT dénonce des risques

Hôpital de Saint-Affrique : la CGT dénonce des risques pour la population

La direction du centre hospitalier Émile-Borel à Saint-Affrique, dans l'Aveyron, a annoncé la fermeture temporaire du bloc opératoire et de la maternité jusqu'au jeudi 16 avril à 18h30. Cette décision fait suite à l'apparition de désordres structurels au niveau du plafond et des murs du bloc opératoire le mardi 7 avril, nécessitant des travaux urgents de reprise.

Des contrôles stricts avant la réouverture

Compte tenu du contexte aseptique du bloc opératoire, l'établissement doit réaliser des contrôles d'air et de surface, et attendre les résultats qui interviendront dans sept jours. Les activités du bloc opératoire et, par voie de conséquence, les accouchements sont donc suspendus jusqu'au jeudi 16 avril, sous réserve de la conformité des résultats.

Le programme du bloc opératoire est annulé et reporté à une date ultérieure. Pour certaines activités, des créneaux d'interventions sont transférés à l'hôpital de Millau. Cependant, les consultations de gynéco-obstétrique programmées et les cours de préparation à l'accouchement sont maintenus.

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La CGT dénonce des risques pour la population

Face à cette fermeture temporaire, le syndicat CGT du centre hospitalier Émile-Borel réagit vivement via un communiqué titré "La direction de l'hôpital de Saint-Affrique met en danger la population". Le syndicat explique qu'après de longues négociations, la direction a accepté de conserver une astreinte pédiatrique, une sage-femme et quelques personnels du bloc opératoire pour la prise en charge des urgences.

"La direction a refusé de conserver une astreinte gynécologique", détaille le communiqué. "Le personnel a alerté du danger que cela induirait pour la population pour toutes les urgences gynécologiques qui peuvent mettre en danger les femmes, les futures mamans et leur bébé."

Une direction accusée de rester sourde aux alertes

Régine Sauveplane, infirmière aux urgences et secrétaire de la CGT, témoigne : "La direction reste sourde à cette alerte et, pire, elle décide de supprimer en plus les gardes des sage-femmes. À ce jour, en plus de ne plus avoir de gynécologue la nuit, nous n'aurons plus non plus de sage-femmes."

La syndicaliste conclut avec inquiétude : "L'hôpital de Saint-Affrique a les moyens de vous soigner. La direction décide de ne pas les utiliser. Nous espérons vivement que le bloc opératoire rouvre jeudi et que nous serons à nouveau en sécurité."

Hier en fin d'après-midi, la rédaction de Midi Libre n'a pas réussi à joindre le directeur par intérim des hôpitaux de Millau et Saint-Affrique pour obtenir des commentaires sur ces accusations.

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