Un hôpital de jour unique à Draguignan pour traiter l'endométriose
Hôpital de jour unique à Draguignan pour l'endométriose

Un dispositif unique pour l'endométriose à Draguignan

Depuis le 9 avril 2026, le Centre hospitalier de la Dracénie à Draguignan propose un hôpital de jour dédié exclusivement à la prise en charge de l'endométriose. Cette initiative, impulsée par l'Agence régionale de santé, constitue un dispositif unique sur le territoire français, répondant à un besoin crucial de santé publique.

Une maladie invisible mais dévastatrice

L'endométriose est une affection gynécologique chronique qui touche environ une femme sur dix en France. Cette maladie, souvent qualifiée d'invisible, se caractérise par le développement de tissu endométrial en dehors de l'utérus, provoquant des douleurs intenses et divers symptômes invalidants.

Le Dr Cyrille Desveaux, gynécologue obstétricien au CHD, explique : « C'est une maladie très complexe, variable dans le temps, dont on ne maîtrise pas l'origine. Elle impacte profondément la vie privée et professionnelle des patientes. »

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Une approche pluridisciplinaire innovante

Le Centre de prise en charge de la douleur pelvienne et de l'endométriose fonctionne selon un modèle innovant coordonné par trois professionnels :

  • Le Dr Cyrille Desveaux, gynécologue obstétricien
  • Adeline Bordonaro, sage-femme
  • Emilie Telliez, infirmière territoriale

Ce trio assure une évaluation complète de l'état de santé des patientes, avec des consultations auprès de kinésithérapeutes, diététiciens et psychologues. « L'idée est de créer un maillage territorial pour que les patientes puissent trouver des soins adéquats autour de chez elles, à moindre coût », précise le Dr Desveaux.

Des parcours de soins personnalisés

La prise en charge débute par une consultation initiale où les problématiques sont évaluées. Des bilans et examens cliniques approfondis sont ensuite réalisés, complétés si nécessaire par des échographies ou IRM. Le projet de soins, réévalué après trois mois, s'établit en collaboration avec les professionnels de santé extérieurs.

À partir de septembre prochain, un programme d'Éducation thérapeutique personnalisé (ETP) avec des ateliers thématiques viendra enrichir cette offre de soins. « Nous avons pris du retard en matière de prise en charge. Il n'est pas normal d'avoir mal ! », insiste le Dr Desveaux, rappelant que des traitements hormonaux ou contre la douleur peuvent désormais être prescrits.

Témoignages de patientes : enfin une écoute

Lisa, 24 ans, originaire de Lorgues, témoigne : « J'ai été placée sous pilule depuis mes premières règles. Au collège, je subissais les moqueries de mes camarades. Après plusieurs consultations, c'est un gastro-entérologue qui a finalement diagnostiqué la maladie. Avec ce nouveau dispositif, j'ai enfin quelqu'un qui va répondre à mes questions. »

Line-Marie, Dracénoise de 27 ans et mère de trois enfants, évoque un parcours complexe : « J'ai eu des douleurs à ne plus pouvoir marcher depuis mes premières règles. On m'a retiré la vésicule sans résultat. Le Dr Desveaux m'a diagnostiqué une endométriose des ovaires en janvier dernier. J'attends de l'aide pour reprendre une vie un peu normale. »

Marie, 31 ans de Salernes, décrit des symptômes particulièrement invalidants : « La douleur est si forte que je suis couchée à 18 heures. Mon système digestif se dérègle et des troubles neurologiques apparaissent. C'est très dur, on a beaucoup d'idées noires. Avec ce dispositif, on se sent moins seules. »

Un espoir pour des milliers de femmes

Ce nouvel hôpital de jour représente une avancée significative dans la reconnaissance et le traitement de l'endométriose. En proposant une prise en charge globale et personnalisée, il répond enfin aux attentes légitimes des patientes qui, trop longtemps, ont souffert dans l'isolement et l'incompréhension.

Le dispositif, accessible via le numéro 04.94.60.58.53 ou l'adresse endometriose@ch-draguignan.fr, constitue un modèle qui pourrait inspirer d'autres établissements hospitaliers en France, contribuant ainsi à améliorer la qualité de vie des millions de femmes concernées par cette maladie chronique.

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