Surfrider mobilise des bénévoles pour un ramassage de déchets sur le littoral des Minimes
Ramassage de déchets par Surfrider aux Minimes

Surfrider organise un ramassage de déchets sur le littoral des Minimes

Ce dimanche 19 avril, l'ONG environnementale Surfrider Foundation, dans le cadre de son projet Retrace !, a mobilisé une vingtaine de bénévoles pour un ramassage de déchets littoraux aux Minimes, en Charente-Maritime. L'événement, organisé par l'antenne locale de l'association, visait à nettoyer le rivage de galets bordant la promenade côtière Léo-Ferré, près de l'hôtel du Conseil départemental.

Une pollution insidieuse révélée

Pierre Bochkovitch et Juliette Cheval, les organisateurs, ont souligné que malgré une apparence de propreté, les déchets sont omniprésents. « Dès qu'on cherche un peu, on trouve », a déclaré Pierre Bochkovitch. Les bénévoles, équipés de gants et de sacs, ont consacré environ une heure à collecter les déchets, suivie d'un tri en une quinzaine de catégories. Les premiers instants ont vu les récipients se remplir rapidement, principalement avec de petits déchets comme des billes de polymère plastique, utilisées dans la plasturgie.

Les types de déchets collectés

Parmi les trouvailles, on note une diminution des mégots, traditionnellement le déchet numéro un en Europe, attribuée à la baisse du nombre de fumeurs. En revanche, les média filtrants, de petits cylindres de plastique provenant des stations d'épuration, sont nombreux, probablement charriés par les inondations de l'hiver. Les tempêtes hivernales ont également laissé des traces, avec des cordages, du matériel de pêche et divers débris échoués sur la côte.

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Elisa et Claire, deux bénévoles, ont dressé une liste éclectique de leurs découvertes : « une branche de lunettes, un bout de paillasson, du fil de pêche, des bouts de plastique, une boule de textile… ». De plus, des coupelles en plastique utilisées pour capter le naissain (larves d'huîtres) ont été retrouvées entre les rochers, soulignant une pollution spécifique au littoral charentais. Cécilia Dabert, membre de Surfrider, a exprimé ses regrets : « C'est l'une des plus grosses pollutions que l'on observe ici. Peut-être les ostréiculteurs n'ont-ils pas beaucoup d'alternatives, mais c'est un vrai problème ».

Respect de l'écosystème et sensibilisation

Les bénévoles ont pris soin de ne pas perturber les éléments naturels, tels que le bois flotté (sauf s'il est traité), les algues et autres composants de la laisse de mer essentiels à l'écosystème. Ils ont également évité de collecter des objets comme les bourses de sirène ou les coquilles d'œufs de raies, qui peuvent être confondus avec du plastique.

L'activité a attiré l'attention des passants sur cette promenade fréquentée, offrant une opportunité d'échanges et de sensibilisation. Pierre Bochkovitch a expliqué : « Au-delà du ramassage en lui-même, c'est aussi le but de l'opération : faire de la sensibilisation et échanger avec les gens ». Cette initiative vise à partager les enjeux de la pollution marine avec un large public, renforçant l'impact éducatif de l'action.

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