Rapatriement des cinq Français exposés à l'hantavirus
Le vol sanitaire rapatriant les cinq Français qui se trouvaient à bord du MV Hondius, un navire de croisière en Antarctique, est attendu à l'aéroport du Bourget d'ici à 17 heures ce dimanche. Ces passagers ont été exposés à l'hantavirus, une maladie potentiellement mortelle transmise par les rongeurs.
Les faits
Les cinq Français faisaient partie des passagers du MV Hondius, un navire de la compagnie Oceanwide Expeditions, qui a été placé en quarantaine après la détection de plusieurs cas d'hantavirus à bord. Le navire se trouvait au large de la péninsule Antarctique lorsqu'une passagère américaine est décédée des suites de l'infection. Depuis, les autorités sanitaires ont mis en place un dispositif d'urgence pour rapatrier les personnes les plus exposées.
Le dispositif de rapatriement
Un vol spécial, affrété par le ministère des Affaires étrangères, a décollé de l'Uruguay avec à son bord les cinq ressortissants français. L'avion, un Airbus A330 médicalisé, doit atterrir au Bourget en début d'après-midi. À leur arrivée, les passagers seront pris en charge par une équipe médicale et transférés vers l'hôpital militaire de Percy, à Clamart, pour une surveillance et des soins adaptés.
Qu'est-ce que l'hantavirus ?
L'hantavirus est une maladie virale transmise par l'inhalation de particules provenant d'excréments, d'urine ou de salive de rongeurs infectés. Les symptômes incluent de la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête et des troubles respiratoires. Dans les formes graves, elle peut entraîner un syndrome pulmonaire à hantavirus, avec un taux de mortalité élevé. Il n'existe pas de traitement spécifique, mais une prise en charge précoce améliore les chances de survie.
La situation du MV Hondius
Le navire de croisière MV Hondius, battant pavillon néerlandais, reste en quarantaine au large de l'Antarctique. Les autorités sanitaires internationales collaborent pour gérer cette crise, qui a déjà causé un décès et plusieurs cas suspects. Les autres passagers, de différentes nationalités, sont également surveillés et des mesures de rapatriement sont en cours pour les plus vulnérables.
Réactions des autorités
Le ministère de la Santé a indiqué que la situation est sous contrôle et que toutes les mesures nécessaires ont été prises pour éviter une propagation du virus. Le Quai d'Orsay a salué la réactivité des équipes consulaires et des autorités sanitaires uruguayennes. Les familles des rapatriés ont été informées et sont en contact avec les services médicaux.
Ce rapatriement marque une étape cruciale dans la gestion de cette crise sanitaire en Antarctique, rappelant les risques liés aux zones isolées et la nécessité d'une coopération internationale rapide.



