Grève à l'hôpital de Langon : le personnel réclame un brancardier de nuit aux urgences
Grève à Langon pour un brancardier de nuit aux urgences

Mobilisation persistante pour la sécurité des urgences à Langon

Une mobilisation significative a marqué le jeudi 19 mars au Centre hospitalier Sud-Gironde de Langon, où une partie du personnel s'est mise en grève. Cette action, initiée par trois syndicats majeurs – Force Ouvrière, l'Unsa et la CGT –, vise à obtenir la création d'un poste de brancardier de nuit aux urgences, disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Sophie Guéry, secrétaire générale de FO, a affirmé avec détermination : « Pour nous, le combat continue. » Elle a également averti que de nouvelles mobilisations pourraient survenir si les revendications ne sont pas satisfaites.

Des revendications jugées essentielles pour la sécurité

Les grévistes avancent des demandes qu'ils qualifient de « claires et légitimes ». Outre le brancardier permanent, ils exigent le maintien du cycle organisationnel des ambulanciers du Smur (Structures Mobiles d'Urgence et de Réanimation) et des brancardiers, ainsi que l'octroi d'une prime urgence pour tous les brancardiers. Sophie Guéry souligne un problème critique : « Le nombre de brancardiers n'est plus adapté à l'activité de l'hôpital. » En effet, le service des urgences a enregistré près de 22 000 entrées en 2025, mais il n'y a plus de brancardier disponible aux urgences entre minuit et 7 heures en semaine, et de 20 heures à 8 heures le week-end.

Cette absence crée une situation préoccupante, car la charge de travail retombe sur les ambulanciers du Smur, augmentant ce que la syndicaliste appelle « un risque accidentogène ». Les équipes, déjà sous pression, voient leurs conditions se dégrader, ce qui pourrait compromettre la qualité des soins et la sécurité des patients.

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Négociations en cours mais insatisfaisantes

Face à cette mobilisation, la direction de l'hôpital a répondu que des « discussions sont en cours pour faire évoluer les organisations », après un premier essai infructueux en février. Une nouvelle proposition a été faite le 18 mars, visant à augmenter les amplitudes de présence des brancardiers la nuit et le week-end, ce qui permettrait la création de l'équivalent de 1,20 temps plein. Cependant, cette solution est jugée insuffisante par les syndicats, qui estiment qu'elle ne répond pas pleinement aux besoins exprimés.

Sophie Guéry insiste sur la nécessité de « demander une réouverture des négociations sérieuses ». La direction, de son côté, maintient que « la discussion reste ouverte sur ces bases », tout en reconnaissant les contraintes budgétaires imposées par l'État et l'Agence Régionale de Santé.

Soutien politique et appel à l'action

Le maire de Langon, Jérôme Guillem, s'est rendu sur le piquet de grève pour exprimer son soutien. Dans un communiqué, il a déclaré : « Assez de promesses, il faut maintenant des moyens humains. » Il a mis en garde contre les conséquences d'une pression accrue sur des équipes déjà fragilisées : « À force de demander toujours plus à des équipes déjà sous tension, on finit par fragiliser tout un service public. »

Il a également souligné le « rôle essentiel pour notre territoire » du centre hospitalier, appelant chacun, et notamment l'État et l'Agence Régionale de Santé, à prendre ses responsabilités. Cette mobilisation dépasse ainsi le cadre local, touchant à des enjeux nationaux de financement et de gestion des ressources humaines dans le secteur hospitalier.

Alors que la grève se poursuit, l'avenir des négociations reste incertain. Les syndicats restent mobilisés, prêts à intensifier leurs actions si nécessaire, pour garantir des conditions de travail sûres et un service public de qualité à Langon et au-delà.

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