Grève massive à la polyclinique Pau-Pyrénées suite au redressement judiciaire
Ce mercredi 1er avril, les personnels de la polyclinique Pau-Pyrénées, anciennement connue sous les noms de Navarre et Marzet, ont observé un mouvement de grève pour protester contre l'annonce d'un redressement judiciaire. Environ 150 membres du personnel se sont rassemblés devant l'entrée de la clinique de Navarre dès le matin, exprimant leurs vives inquiétudes face à l'incertitude qui plane sur l'avenir de l'établissement.
Fermeture des services essentiels et mobilisation syndicale
En conséquence de cette grève, les urgences et la maternité de la polyclinique ont été fermées toute la journée du mercredi. Le mouvement a débuté la veille, à 19 heures, et devait se poursuivre jusqu'à 20h30 ce soir-là. Les syndicats, dont la CFDT majoritaire, ont relayé les préoccupations des employés lors du rassemblement, soulignant le manque criant d'informations de la part de la direction.
« C'est le flou, ça devient insupportable ! », ont déploré les représentants syndicaux, ajoutant que cette situation les a poussés à se mobiliser pour exiger des réponses claires. L'annonce du redressement judiciaire a été faite en Comité social et économique le mardi 31 mars, jetant un voile d'incertitude sur l'ensemble des services.
Un plan de sauvegarde de l'emploi dans l'incertitude
Bien qu'un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) se profile, les syndicats n'ont reçu aucune précision sur les mesures envisagées. Des représentantes de la CFDT ont indiqué aux grévistes qu'un plan de licenciement était annoncé, mais sans détails sur son ampleur ni sur les services touchés. « Ils ont parlé de la maternité, mais ils ont aussi stipulé que les urgences étaient en déficit, ainsi que l'oncologie, et les soins médicaux et de réadaptation », ont-elles expliqué.
La direction doit soumettre un plan de redressement financier au mandataire judiciaire, mais aucun détail n'a filtré à ce jour. Le dossier devrait être déposé auprès du tribunal de commerce de Bordeaux dans une dizaine de jours, laissant les personnels dans l'attente anxiogène. Cette grève souligne ainsi les tensions croissantes au sein de l'établissement, alors que le risque de fermeture de la maternité, évoqué depuis des mois, se précise dangereusement.



