Finastéride : un cadre réglementaire plus strict pour le traitement de la calvitie
Ce n'est pas une nouveauté, mais désormais, l'utilisation du finastéride 1 mg pour traiter la calvitie va être bien plus encadrée. À partir du 16 avril 2024, les patients devront respecter des procédures renforcées pour accéder à ce médicament, utilisé par environ 30 000 hommes en France pour ralentir la chute des cheveux et prévenir l'apparition de la calvitie.
Une attestation médicale obligatoire et annuelle
Désormais, pour obtenir du finastéride 1 mg, il faudra que les risques du traitement soient clairement expliqués par son médecin traitant. Mais ce n'est pas tout : le patient devra également présenter en pharmacie une attestation cosignée avec son praticien, attestant qu'il a bien été informé des effets secondaires graves possibles et qu'il est conscient des risques. Cette attestation devra être renouvelée une fois par an, comme le rapporte France Info.
Cette obligation concerne même les patients qui suivent déjà ce traitement. Cependant, ces derniers bénéficient d'un délai supplémentaire jusqu'à la mi-juin 2024 pour obtenir leur autorisation, leur laissant ainsi le temps de revoir leur médecin et de se conformer à la nouvelle réglementation.
Des risques psychiatriques et sexuels mis en lumière
Cette mesure ne tombe pas du ciel. En effet, depuis plusieurs années, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) alerte régulièrement sur les dangers potentiels du finastéride. Ce médicament expose les patients à des troubles psychiatriques et à des dysfonctionnements sexuels, pouvant dans certains cas conduire à des idées suicidaires.
Il est important de noter que, malgré ces risques, la communauté scientifique s'accorde généralement à dire que les bénéfices du finastéride l'emportent sur ses inconvénients pour la majorité des patients. Toutefois, la nouvelle réglementation vise à garantir une meilleure information et un suivi plus rigoureux, afin de prévenir les effets indésirables graves.
Cette évolution réglementaire souligne l'importance d'une prescription médicale éclairée et d'un dialogue renforcé entre les patients et les professionnels de santé. Elle répond également aux préoccupations croissantes concernant la sécurité des médicaments et la protection des consommateurs.



