Le don d'organes de Sarah, 24 ans, sauve cinq jeunes enfants
Don d'organes de Sarah, 24 ans, sauve cinq enfants

Pour Annie et Daniel Sanchez, la perte de leur fille Sarah, 24 ans, tuée dans un accident de voiture près de Mauguio, dans l'Hérault, le 19 juillet dernier, est une tragédie indescriptible. Pourtant, au cœur de leur chagrin, ils ont pris une décision qui a changé plusieurs vies : accepter le don de cinq de ses organes, destinés à de jeunes enfants.

Un choix difficile mais essentiel

Au CHU de Montpellier, les médecins ont rapidement proposé le prélèvement. D'abord réticents, les parents ont refusé, ne pouvant imaginer leur fille « se faire découper » alors qu'elle était encore chaude. Mais après avoir appris que les organes iraient à des enfants, ils ont changé d'avis. « Cela a changé notre position », confie Annie.

Sarah, une jeune femme engagée

Yann, le petit ami de Sarah, la décrit comme une personne sportive, aimant la randonnée et la nature, qui venait de terminer son master. « Elle ne faisait rien, alors elle s'est engagée pour les autres en attendant de trouver un travail », dit-il. Sarah était bénévole à la SPA et donnait son sang tous les deux mois, étant du groupe O négatif, un donneur universel. « Pour elle, c'était évident de faire le maximum », ajoute Yann.

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Un geste rare et précieux

L'hôpital a précisé qu'il est rare de pouvoir prélever cinq organes sur un même donneur. La famille attend maintenant des nouvelles : « Le médecin doit nous appeler dans la semaine pour savoir si les receveurs vont bien », explique Annie. En raison du secret médical, ils ne sauront jamais qui a bénéficié de ces greffes, mais cette pensée les réconforte : « Cinq enfants vivent grâce à elle. »

Sensibiliser au don

Les proches de Sarah souhaitent que son histoire serve d'exemple. « Si vous pouvez aider d'autres personnes, même sans savoir qui c'est, faites-le », insistent-ils. Chaque année, le CHU de Montpellier organise une journée pour les familles de donneurs et les receveurs, où tous sont mélangés, sans savoir qui a reçu quoi. Pour la famille, c'est une manière de rester connectés à ceux qui ont été sauvés.

Leur message aux autres familles endeuillées : « Si d'autres peuvent le faire aussi, il y aurait peut-être plus d'organes pour d'autres personnes qui vivent après. » Un soutien pour ceux qui traversent la même épreuve, en leur rappelant que le départ tragique d'un proche peut sauver d'autres vies.

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