Un appel entendu : les préinscriptions explosent
Les parents d'Elio, un garçon de 4 ans atteint d'une leucémie, ont annoncé dimanche sur Instagram qu'un donneur compatible de moelle osseuse avait été trouvé pour leur fils. Une immense nouvelle, même si le chemin reste long. Leur appel à la mobilisation, lancé en mars, a été largement entendu : l'Agence de la biomédecine a reçu en un mois et demi plus de préinscriptions que sur toute l'année 2025 (environ 66 000, et même 80 000 depuis le début de l'année).
Un don méconnu et des idées reçues
Ce don de moelle osseuse, moins connu que le don de sang, draine certaines idées reçues. Beaucoup de futurs donneurs pensent, à tort, que leur don ira directement au petit Elio. En réalité, personne ne saura qui est son bienfaiteur. Voici cinq choses à savoir sur ce geste qui peut sauver des vies.
1. Dans la majorité des cas, une simple prise de sang
Contrairement aux idées reçues, le don de moelle osseuse s'effectue le plus souvent par une prise de sang, et non par une intervention chirurgicale lourde. Dans 80 % des cas, il s'agit d'un don de cellules souches sanguines, similaire à une plasmaphérèse.
2. Un registre de donneurs volontaires
Pour devenir donneur, il faut s'inscrire sur le registre national géré par l'Agence de la biomédecine. Les critères sont stricts : être âgé de 18 à 35 ans, être en bonne santé, et peser au moins 50 kg. L'inscription se fait en ligne ou lors de collectes organisées.
3. La compatibilité est rare
Trouver un donneur compatible est difficile : les chances sont d'environ 1 sur 1 million entre deux personnes non apparentées. C'est pourquoi il est crucial d'élargir le registre. La compatibilité se base sur les antigènes HLA, des protéines présentes à la surface des cellules.
4. Le don ne présente pas de risques majeurs
Les risques sont très faibles. Dans le cas d'un prélèvement de moelle osseuse sous anesthésie générale, les effets secondaires sont généralement bénins (douleurs, fatigue). Le don de cellules souches par prise de sang est encore moins invasif.
5. L'anonymat est garanti
Le don est anonyme, que ce soit pour le donneur ou le receveur. Les deux parties ne peuvent pas connaître l'identité de l'autre, sauf si elles consentent à se rencontrer après un délai légal. Ainsi, les donneurs ne savent pas à qui leur don est destiné.
Un espoir pour Elio et pour d'autres
Si un donneur a été trouvé pour Elio, des milliers de patients attendent encore. L'augmentation des inscriptions est une bonne nouvelle, mais il faut continuer à sensibiliser. Chaque nouveau donneur augmente les chances de survie des malades.



