Le docteur David Abdelhalim Bensaïdi, médecin praticien attaché en diabétologie à l'hôpital Max-Fourestier de Nanterre, consacre son temps à soigner les patients et à défendre ses confrères venus de l'étranger. Président de l'association de défense des intérêts des Padhue (praticiens diplômés hors de l'Union européenne), il a récemment remis un rapport à la ministre de la Santé.
Un parcours marqué par l'engagement
Arrivé d'Oran, en Algérie, fin 2019, le docteur Bensaïdi a débuté à l'hôpital de Thann, en Alsace, près de Mulhouse. L'année suivante, cette région devient l'épicentre de la pandémie de Covid-19. Seul Padhue en exercice dans cet établissement, il cumule 286 gardes en deux ans, réparties entre Thann, Mulhouse et Altkirch. Un volume équivalent à sept années de garde pour un interne. « J'ai reçu une attestation du ministère de l'Intérieur pour service rendu à la nation. Travailler était préférable à rester confiné chez moi », confie-t-il.
Un combat pour la reconnaissance
Le docteur Bensaïdi milite pour une meilleure intégration des médecins étrangers en France. Son rapport, remis à la ministre, propose des mesures pour faciliter leur exercice et valoriser leur contribution au système de santé. Il souligne le rôle crucial des Padhue, souvent en première ligne dans les services en tension.
Ce jeudi de l'Ascension, comme lors de nombreux week-ends et jours fériés, le médecin est d'astreinte. Il enchaîne les consultations, sans compter ses heures. Un engagement exemplaire qui illustre la réalité de ces professionnels de santé venus d'ailleurs.



