Canicule à Montpellier : parents mobilisés face aux classes surchauffées
Canicule à Montpellier : parents mobilisés face aux classes chaudes

Canicule à Montpellier : les parents d'élèves sonnent l'alerte face aux classes surchauffées

Ce lundi matin, devant l'école Périclès dans le quartier Antigone, des parents et élèves manifestaient pour dénoncer les conditions d'accueil insupportables dues à la canicule. Le thermomètre affichait déjà 31,7°C à 8h30, avec des températures minimales de 32°C dans les classes depuis la semaine précédente.

Des symptômes inquiétants chez les enfants

"Un élève a saigné du nez, un autre a vomi, d'autres souffrent de maux de tête, beaucoup sont en sueur", témoigne Miroslava Bertrand, représentante FCPE. "Ils sont épuisés quand on les récupère." Selon l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS), une température supérieure à 30°C pour une activité sédentaire constitue un seuil d'alerte, avec des risques graves pour la santé des enfants.

La situation est particulièrement critique dans plusieurs établissements montpelliérains :

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  • L'école Périclès ne dispose d'aucune salle rafraîchie ni de climatiseurs mobiles
  • La cour, très exposée au soleil, offre peu d'ombre
  • À l'école maternelle Aristote, certaines classes ont atteint 34°C
  • À l'école Sigmund-Freud dans le quartier Aiguelongue : 32°C à 8h et 38°C l'après-midi

Des conséquences concrètes sur la vie familiale et scolaire

"Des parents s'absentent du travail pour garder leurs enfants", déplorent les manifestants. Cette situation est d'autant plus mal vécue que des disparités importantes existent entre établissements : certaines écoles comme Vasco de Gama ou Mermoz sont entièrement climatisées.

Mehdi, père d'un enfant en CM1, rapporte : "Hier après-midi, il faisait 34°C dans la classe de mon fils. Il y a un élève qui aurait fait un malaise. Dans la classe d'à côté, c'est l'enseignante qui était fatiguée et qui a laissé les enfants dessiner ou lire parce qu'elle ne pouvait pas assurer."

Des initiatives individuelles et des mobilisations collectives

Face à l'urgence, certaines directions d'école ont pris des mesures : "J'ai installé moi-même une clim mobile dans la classe la plus exposée", indique la direction d'une école maternelle. Mais ces solutions restent insuffisantes face à des bâtiments entiers qui surchauffent.

Les parents préparent plusieurs actions :

  1. Lancement d'une pétition en ligne
  2. Envoi d'un courrier à la mairie de Montpellier
  3. Signalement des situations anormales via le Registre santé et sécurité au travail (RSST)

Rémi Combettes, représentant de la FSU-Snuipp, encourage cette démarche : "Ça rend visible des problèmes dont on parle juste à la machine à café ou devant le portail de l'école."

Des demandes précises et des menaces d'actions radicales

Dans leur courrier à la municipalité, les parents demandent :

  • La réalisation d'une étude pour des travaux de rénovation et d'isolation thermique
  • Un engagement écrit de la mairie avant le conseil d'école d'octobre
  • Des solutions durables pour adapter les écoles aux fortes chaleurs

Ils estiment que "les bonnes pratiques conseillées par le Rectorat sont déjà appliquées et ne suffisent largement plus". Face à l'urgence sanitaire, les parents menacent "d'engager des actions plus radicales si la santé de leurs enfants n'est pas assurée".

D'autres écoles montpelliéraines comme Julie-Daubié aux Cévennes ou Marie-Curie à Saint-Cléophas connaissent également des situations difficiles, même si certaines reconnaissent qu'il existe des cas plus graves que les leurs.

La mobilisation des parents d'élèves à Montpellier met en lumière un problème récurrent qui dure "depuis plusieurs années" selon leurs dires, et qui s'aggrave avec l'intensification des épisodes caniculaires liés au changement climatique.

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