Alors que la canicule frappe la France, les services d'urgences sont souvent sous tension. Pourtant, au CHU de Poitiers, la situation reste sous contrôle. « Nous avons anticipé depuis plusieurs jours », explique le Dr Jean-Pierre Frat, chef des urgences. Le service a mis en place un plan de gestion de crise, avec des effectifs renforcés et des lits supplémentaires.
Une hausse d'activité maîtrisée
Depuis le début de l'épisode caniculaire, les urgences de Poitiers enregistrent une augmentation de 20 % de leur activité. « Nous recevons environ 200 patients par jour, contre 160 habituellement », précise le Dr Frat. Cette hausse est principalement due aux personnes âgées et aux patients souffrant de pathologies chroniques aggravées par la chaleur.
Une organisation rodée
Pour faire face, l'hôpital a ouvert une « salle de déchoquage » climatisée et dédiée aux cas les plus graves. Les équipes ont également été renforcées, avec la présence d'un médecin supplémentaire aux heures de pointe. « Nous avons aussi anticipé les sorties pour libérer des lits », ajoute le chef des urgences.
Le CHU de Poitiers bénéficie d'une expérience acquise lors des précédentes canicules. « Nous avons tiré les leçons des épisodes de 2003 et 2019 », souligne le Dr Frat. Une cellule de crise est activée quotidiennement, avec un point à 14 heures pour ajuster les ressources.
Des consignes de prévention
En amont, l'hôpital a diffusé des consignes aux services de soins de ville et aux Ehpad. « Nous avons rappelé les gestes simples : hydratation, ventilation, éviter les sorties aux heures chaudes », indique le Dr Frat. Cette coordination permet de limiter les arrivées aux urgences.
Malgré la pression, le service reste confiant. « Nous ne sommes pas en situation de saturation, mais nous restons vigilants », conclut le chef des urgences. Une organisation qui semble porter ses fruits, alors que la canicule devrait se prolonger.



