Canicule : 1 243 morts en excès entre le 3 et le 22 juillet 2026
Canicule : 1 243 morts en excès en juillet 2026

Santé publique France a dévoilé le bilan de la canicule qui a frappé le pays du 3 au 22 juillet 2026. Au total, 1 243 décès en excès ont été enregistrés sur cette période, selon l'agence sanitaire. Ce chiffre, qui compare le nombre de décès observés à la moyenne des années précédentes, illustre l'impact direct des fortes chaleurs sur la mortalité.

Un bilan concentré sur les personnes âgées

Les personnes âgées de 75 ans et plus représentent la grande majorité des victimes. Sur les 1 243 décès en excès, 1 042 concernent cette tranche d'âge, soit 84 % du total. Les plus de 85 ans sont particulièrement touchés, avec 664 décès en excès, soit 53 % de l'ensemble. Les classes d'âge plus jeunes sont moins affectées, mais l'agence souligne que la canicule a eu un impact sur toutes les générations.

Selon Santé publique France, "la surmortalité observée est principalement due aux pathologies liées à la chaleur, comme les coups de chaleur, la déshydratation ou l'aggravation de maladies chroniques". L'agence précise que ces décès sont survenus dans les jours suivant les pics de chaleur, avec un décalage de 24 à 48 heures.

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Des régions inégalement touchées

L'analyse géographique montre que les régions du sud-est et du sud-ouest ont été les plus durement frappées. La Provence-Alpes-Côte d'Azur, l'Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine concentrent près de 60 % des décès en excès. En revanche, les régions du nord et de l'ouest ont été moins affectées, avec des températures maximales moins élevées et une durée de canicule plus courte.

Les départements les plus touchés sont les Bouches-du-Rhône, le Var, le Gard, l'Hérault et la Gironde. À l'échelle locale, les grandes villes ont enregistré une surmortalité plus marquée que les zones rurales, en raison de l'effet d'îlot de chaleur urbain. Santé publique France note que "les épisodes caniculaires successifs depuis 2023 ont accru la vulnérabilité des populations, notamment dans les zones urbaines denses".

Un système d'alerte et de prévention renforcé

Face à ce bilan, l'agence sanitaire appelle à renforcer les dispositifs de prévention existants. Santé publique France rappelle que "la canicule de juillet 2026 a été la troisième plus meurtrière depuis 2015, après celles de 2023 et 2022". Le système d'alerte, qui repose sur les prévisions météorologiques et les indicateurs de mortalité, a été activé dès le 1er juillet pour les départements les plus exposés.

L'agence recommande de maintenir une vigilance accrue envers les personnes âgées isolées, les nourrissons et les personnes souffrant de maladies chroniques. Elle préconise également de généraliser les plans de gestion de la chaleur dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et les hôpitaux. Le bilan complet de la canicule, incluant les hospitalisations et les passages aux urgences, sera publié dans les prochaines semaines par Santé publique France.

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