Cancer du sein : des décrets toujours en attente, les communistes lancent une pétition
Cancer du sein : pétition pour des décrets d'application

Retard dans l'application de la loi sur le cancer du sein

Début 2025, l'idée avait fait l'unanimité : les parlementaires votaient l'amélioration de la prise en charge de certains soins et dispositifs liés au cancer du sein. Or, « la loi a été promulguée en février 2025 mais il manque toujours les décrets d'application », déplorent les communistes qui ont annoncé ce mardi le lancement d'une pétition, accessible sur le site du député Yannick Monnet.

Un appel à la mobilisation

L'objectif est d'« inviter nos concitoyens, et surtout nos concitoyennes, à se mobiliser autour de nous pour demander au gouvernement de signer rapidement les décrets ». « Des femmes nous interpellent car elles ne comprennent pas qu'elles doivent payer comme avant à la pharmacie alors que la loi est votée », a rapporté la sénatrice Cathy Apourceau-Poly, « en colère ». L'application est en suspens car « ça a des impacts budgétaires », a jugé Yannick Monnet, réclamant de « la volonté politique ».

Les mesures prévues par la loi

Face au plus fréquent et au plus meurtrier des cancers pour les Françaises (environ 61.000 nouveaux cas et 12.000 morts chaque année), cette loi prévoit certaines prises en charge intégrales par l'assurance maladie (renouvellement de prothèses mammaires, sous-vêtements adaptés, forfait pour des produits prescrits actuellement non remboursés…). « Certaines femmes ne vont pas jusqu'à la reconstruction mammaire, pour laquelle il faut porter H24 pendant un mois des brassières coûtant entre 70 et 80 euros, pas prises en charge », confirme Cécile Kahn, membre du Réseau des kinés du sein.

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Promesses et retards

En plein Octobre rose, la ministre de la Santé Stéphanie Rist avait affirmé que les textes d'application ont été « transmis au Conseil d'Etat » pour « garantir la sécurité juridique et la cohérence entre les différents dispositifs », et que « dès le retour du Conseil d'État, c'est prêt à démarrer ». Des travaux sont « en cours » pour encadrer « la pratique du tatouage 3D mamelonnaire » et « inscrire les soutiens-gorge compressifs à la liste des produits remboursables », avait-elle ajouté.

En février, les députés ont interpellé le gouvernement sur des lois tardant à être appliquées, un carburant de « la défiance » démocratique, l'exécutif reconnaissant des retards mais invoquant aussi des raisons techniques et politiques.

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