À Nice, un appel poignant pour sauver Elio, 4 ans, atteint d'une leucémie rare
À Nice, Juliette, 34 ans, et Thomas, 39 ans, mènent une quête acharnée pour sauver leur fils Elio, âgé de 4 ans et demi. Ce petit garçon, plein d'énergie et au regard bleu, souffre d'une leucémie aiguë lymphoblastique de type T, une forme rare et agressive qui résiste aux traitements conventionnels. Ses parents multiplient les appels aux dons de moelle osseuse, car c'est la seule option offrant une chance de guérison définitive.
Un diagnostic brutal qui bouleverse une famille niçoise
La vie de cette famille du port de Nice a basculé juste après Noël. Elio, scolarisé en moyenne section à l'école maternelle du port, présentait des symptômes en apparence bénins : un état grippal, des bleus sur les jambes et une légère fatigue. Après une prise de sang prescrite par un médecin, les résultats ont révélé un taux de globules blancs anormalement élevé et la présence de cellules cancéreuses. « J'ai tout de suite compris », confie Thomas, évoquant le choc du diagnostic.
Elio a été immédiatement pris en charge aux urgences de Lenval, puis transféré en soins intensifs. Le diagnostic officiel est tombé comme un couperet : leucémie aiguë lymphoblastique de type T, un cancer très rare et résistant aux chimiothérapies. L'enfant a ensuite intégré le service d'hémato-onco-pédiatrie de l'hôpital de l'Archet, décrit par ses parents comme « exceptionnel tant du point de vue de son efficacité que de son humanité ».
Un parcours médical éprouvant et un espoir fragile
Elio a entamé un parcours du combattant avec plusieurs chimiothérapies successives. Après un premier mois de traitement, une ponction à la hanche a montré que 40 % des maladies résiduelles persistaient dans son sang, un taux trop élevé. Un nouveau protocole à haut risque a été mis en place, impliquant des chimiothérapies plus intenses qui ont affaibli son système immunitaire. Elio est désormais contraint à un isolement strict, avec des transfusions fréquentes et une surveillance constante de ses parents, qui se relaient 24 heures sur 24 à son chevet.
Malgré les souffrances, Elio fait preuve d'une résistance remarquable. « Il comprend les choses, s'habitue à beaucoup d'effets secondaires », souligne Thomas. Cependant, la solution idéale reste une greffe de moelle osseuse, mais elle nécessite de trouver un donneur compatible, une tâche ardue car « il y en a un sur un million ».
Une mobilisation massive sur les réseaux sociaux et au-delà
Face à l'urgence, Juliette et Thomas ont lancé un appel sur les réseaux sociaux, rapidement devenu viral. De nombreuses personnalités ont relayé leur message, notamment le maire de Nice, Eric Ciotti, des sportifs comme Antoine Dupont, Tony Estanguet et Teddy Riner, ainsi que l'actrice Camille Lellouche. L'objectif est de sensibiliser le public, en particulier les jeunes hommes âgés de 18 à 30 ans, pour maximiser les chances de compatibilité.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a également contacté la famille pour assurer une gestion rapide des dons. Les donneurs potentiels peuvent s'inscrire sur le site dondemoelleosseuse.fr pour recevoir un kit de prélèvement salivaire gratuit. « Ce n'est pas douloureux. Il s'agit d'une prise de sang, ça prend 2 ou 3 heures seulement et on peut sauver des gens », explique Thomas, insistant sur la simplicité du processus.
Cependant, le temps presse. Le processus d'inscription prend un à deux mois, et chaque jour d'attente aggrave le risque pour Elio, qui doit subir des chimiothérapies supplémentaires pour contenir la maladie. Cette course contre la montre mobilise toute une communauté autour d'un seul but : sauver la vie d'un petit garçon niçois.



