Gérard Moreau quitte la mairie de Sabres après 55 ans de service et 18 ans de mandat
Gérard Moreau quitte la mairie de Sabres après 55 ans

Gérard Moreau quitte la mairie de Sabres après 55 ans de service et 18 ans de mandat

Après cinquante-cinq années au sein du Conseil municipal de Sabres et trois mandats de maire, Gérard Moreau a pris la décision de ne pas se représenter. Il évoque son dévouement et sa confiance en l’avenir. Le premier chapitre de sa vie de maire avait été marqué par le passage de la tempête Klaus, qui avait laissé son village de Sabres totalement désolé en 2009. Le dernier porte désormais l’empreinte d’une autre tempête, Nils. Le 11 avril prochain, Gérard Moreau soufflera ses 80 bougies, loin du fauteuil de maire, qu’il a occupé pendant dix-huit ans. Après cinquante-cinq années de bons et loyaux services pour la commune, l’élu a décidé de passer le relais et de laisser la place à une nouvelle génération.

Un parcours politique ancré dans la commune

Comment en êtes-vous arrivé à occuper la fonction de maire de Sabres ? J’ai été élu pour la première fois au Conseil municipal en 1971. À l’époque j’avais 24 ans. C’est Jean Salinas, maire de Sabres de 1964 à 1995, qui est venu me chercher pour être sur sa liste. J’avais une entreprise de plomberie-sanitaire sur la commune, je commençais à être connu parmi les habitants. Puis, lors de mon deuxième mandat, j’ai été troisième adjoint, et premier adjoint pendant les quatre mandats suivants, avant mon élection comme maire en 2008. Depuis, le village a beaucoup changé. Auparavant, je connaissais toutes les familles de Sabres. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Il y a beaucoup de mouvement et les gens qui emménagent ici ne viennent pas forcément se présenter.

Un attachement profond à Sabres

Êtes-vous un natif de Sabres ? Non, je suis né en Vendée. Mes parents, qui étaient agriculteurs, sont arrivés ici en 1949. Je ne suis plus jamais parti. J’ai toujours aimé cette commune qui m’avait accueilli enfant, dans laquelle j’ai passé ma jeunesse. C’est un village convivial, où il fait bon vivre et dans lequel je suis fier d’avoir fait toute ma vie.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

L’élection et les défis du mandat

Comment avez-vous vécu votre élection au poste de maire en mars 2008 ? C’était un peu une suite logique. Je venais de faire quatre mandats comme premier adjoint. Et puis, en réalité, je connaissais bien le travail de maire, je le faisais déjà en partie à la fin du mandat de Jean-Paul Sébastien, maire de Sabres de 1995 à 2008. Il était proviseur et avait été muté en cours de mandat dans le Lot-et-Garonne. Je suivais déjà tous les dossiers, donc ça ne m’a pas beaucoup changé, même s’il est vrai que ça me faisait quelque chose que les habitants m’accordent personnellement leur confiance.

Les raisons d’un départ

Qu’est ce qui a guidé votre décision ne pas vous représenter cette année ? D’abord, il y a l’âge. Certains habitants m’ont demandé de continuer, mais je crois qu’il faut savoir arrêter. Et puis il y a des jeunes qui sont derrière, prêts à prendre le relais. Ils veulent s’investir et c’est normal que je leur laisse la place à l’âge que j’ai. J’ai confiance en eux pour s’occuper du village.

Un bilan et des regrets

Vous partez avec le sentiment du devoir accompli ? J’aurais pu sûrement faire plus. Des idées, des projets à mener on en a toujours plein la tête. Même à mon âge. Le plus compliqué, c’est d’obtenir les financements pour les concrétiser. C’est peut-être là qu’est mon regret. Aujourd’hui, on ne laisse pas assez de liberté aux maires, on ne leur fait pas assez confiance.

Projets de retraite et héritage

Quels sont vos projets pour la retraite ? Ce qui est sûr, c’est que je vais rester à Sabres. J’ai de quoi m’occuper chez moi et puis je vais profiter de ma fille et de mes petits-enfants. Je ne me fais pas de souci, même si c’est certain que ça me fait un petit quelque chose. Depuis des années je suis tous les matins à la mairie, ça va être un vrai changement dans ma vie. Qu’est-ce que vous aimeriez que les Sabrais retiennent de vous ? Je crois que j’aimerais qu’ils se souviennent que j’ai été un fidèle de Sabres. Et d’ailleurs, je le resterai. J’ai toujours aimé ce village et c’est pour ça que je m’y suis investi.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale