Sophia Aram, figure de la scène humoristique française, a vivement réagi à l'exclusion du réalisateur israélien Nadav Lapid du jury du Festival international du documentaire (FID) de Marseille. Dans une déclaration publique, elle a qualifié cette décision de « censure politique » et a exprimé son soutien à l'artiste.
Un boycott controversé
Nadav Lapid, réalisateur israélien de renom, a été invité à faire partie du jury du FID Marseille, mais sa participation a été annulée suite à des pressions de groupes militants propalestiniens. Ces derniers accusent Lapid de « complicité avec l'occupation israélienne » en raison de son service militaire obligatoire. Sophia Aram a dénoncé cette situation en affirmant que « boycotter un artiste sur la base de sa nationalité est une dérive antidémocratique ».
La réaction de Sophia Aram
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l'humoriste a écrit : « Exclure un réalisateur israélien d'un festival de cinéma sous prétexte qu'il a servi dans l'armée de son pays, c'est une honte. Le FID Marseille cède à l'intimidation et trahit l'esprit du cinéma qui est de rassembler, pas de diviser. » Elle a également souligné que « la culture ne devrait jamais être otage des conflits politiques ».
Un débat qui divise
Cette affaire relance le débat sur le boycott culturel d'Israël, un sujet sensible en France. Les partisans du boycott estiment qu'il s'agit d'une forme de résistance légitime contre la politique israélienne, tandis que ses détracteurs y voient une atteinte à la liberté d'expression et une discrimination. Sophia Aram, connue pour son engagement contre l'antisémitisme et pour la laïcité, a pris clairement position contre cette forme de censure.
Les conséquences pour le festival
Le FID Marseille, qui se tient chaque année, a été critiqué pour avoir cédé aux pressions. Certains professionnels du cinéma ont menacé de boycotter le festival à leur tour s'il ne revenait pas sur sa décision. La direction du festival n'a pas encore commenté officiellement l'affaire, mais des sources internes indiquent que la décision a été prise pour éviter des perturbations lors de l'événement.
Sophia Aram a conclu son intervention en appelant à « ne pas laisser la haine et l'intolérance dicter notre rapport à l'art ». Elle a rappelé que « le cinéma est un espace de dialogue et de découverte, pas un champ de bataille politique ». Cette prise de position a été largement partagée sur les réseaux sociaux, suscitant des réactions contrastées.



