Présomption d'innocence : ne pas sacrifier l'enfant
Présomption d'innocence : ne pas sacrifier l'enfant

Présomption d'innocence et protection de l'enfant : un équilibre nécessaire

Dans une tribune récente, des professionnels de l'enfance et de la justice alertent sur la nécessité de ne pas opposer la présomption d'innocence à la protection des enfants victimes de violences. Ils rappellent que la présomption d'innocence est un pilier de notre droit, mais qu'elle ne doit pas servir à écarter les mesures de protection nécessaires pour l'enfant.

Un équilibre fragile

Les signataires, parmi lesquels des juges, des avocats et des associations, soulignent que dans les affaires de violences intrafamiliales, la priorité doit être la sécurité et le bien-être de l'enfant. Ils dénoncent une tendance à invoquer la présomption d'innocence pour refuser des mesures de protection, comme l'éloignement du parent violent présumé.

Ils estiment que cette approche méconnaît la réalité des violences faites aux enfants et peut les exposer à des dangers graves. La présomption d'innocence, rappellent-ils, n'implique pas l'absence de mesures provisoires pour protéger un enfant en danger.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des propositions concrètes

Les signataires formulent plusieurs propositions pour mieux concilier ces deux principes. Ils suggèrent notamment de renforcer la formation des magistrats sur les violences intrafamiliales et leurs conséquences sur les enfants, et d'améliorer la coordination entre les acteurs judiciaires et sociaux.

Ils appellent également à une évolution législative pour que la protection de l'enfant soit systématiquement priorisée dans les décisions provisoires, sans attendre la fin de l'enquête pénale. Enfin, ils insistent sur la nécessité de donner la parole à l'enfant et de prendre en compte son intérêt supérieur.

Un enjeu de société

Cette tribune intervient dans un contexte de prise de conscience accrue des violences faites aux enfants. Elle rappelle que la justice doit être capable de protéger les plus vulnérables sans renoncer à ses principes fondamentaux. La présomption d'innocence et la protection de l'enfant ne sont pas antinomiques, à condition de les articuler correctement.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale