Bretagne : projet de village Alzheimer contraint de déménager
Bretagne : village Alzheimer forcé de déménager

Un projet de village inclusif dédié aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, initialement prévu dans une commune bretonne, se voit contraint de déménager en raison de l’opposition des riverains. Ce projet, porté par une association locale, visait à créer un lieu de vie adapté, mêlant logements, espaces de soins et activités collectives, dans une logique d’intégration et non d’enfermement.

Un refus catégorique des habitants

Les habitants du secteur ont exprimé leur mécontentement dès l’annonce du projet. Des réunions publiques ont été organisées, mais les échanges ont rapidement tourné au vif débat. Certains riverains invoquent des craintes liées à la sécurité, à la dévalorisation des biens immobiliers ou encore à la perturbation de la vie de quartier. « Ce n’est pas une envie claire d’adhérer à ce projet inclusif », a regretté un porte-parole de l’association, soulignant le décalage entre l’ambition solidaire et la perception locale.

Un projet pensé pour l’inclusion

Le concept de village Alzheimer, inspiré de modèles étrangers, vise à offrir un cadre de vie le plus normal possible aux malades, tout en favorisant les interactions avec le voisinage. Il comprend des commerces, des ateliers et des espaces verts ouverts sur l’extérieur. L’association porteuse insiste sur le fait que ces structures ne sont pas des institutions fermées, mais des lieux de vie dynamiques. « Nous voulons démontrer que la maladie n’empêche pas de vivre pleinement », explique un membre du collectif.

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Un nouveau site à trouver

Face à l’impasse, les promoteurs du projet ont annoncé qu’ils cherchaient un autre terrain, dans une commune plus accueillante. Cette décision est un revers pour le territoire qui perd une initiative innovante. Plusieurs élus locaux ont exprimé leur déception, estimant que la peur l’a emporté sur la solidarité. « Nous devons travailler à changer les mentalités », a déclaré un maire adjoint, favorable au projet.

Un débat national qui s’invite

Ce cas breton illustre les difficultés récurrentes rencontrées par les projets d’hébergement pour personnes vulnérables. Entre les besoins croissants liés au vieillissement de la population et les réticences des riverains, le débat est vif. Des associations nationales appellent à une meilleure information et à un dialogue renforcé en amont des projets. « L’inclusion ne se décrète pas, elle se construit avec les habitants », conclut un expert en gérontologie.

Le projet breton espère désormais trouver une nouvelle implantation d’ici la fin de l’année. En attendant, l’association multiplie les contacts avec des communes volontaires, espérant que l’esprit d’ouverture l’emportera sur les peurs irrationnelles.

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