Pauvreté : les députés PS réclament une commission d'enquête
Pauvreté : les députés PS veulent une enquête parlementaire

Les députés socialistes ont annoncé, ce jeudi 28 avril, leur intention de déposer une proposition de résolution visant à créer une commission d'enquête parlementaire sur l'augmentation de la pauvreté en France depuis 2017. Cette initiative, portée par le groupe socialiste à l'Assemblée nationale, entend faire la lumière sur les causes de cette aggravation et sur l'efficacité des politiques publiques mises en œuvre.

Un constat alarmant

Selon les chiffres du dernier rapport de l'Observatoire des inégalités, le taux de pauvreté est passé de 13,8 % en 2017 à 14,6 % en 2021, soit une augmentation de près d'un million de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Pour les députés socialistes, cette tendance est directement liée aux choix politiques du gouvernement, notamment la suppression de l'ISF, la baisse des APL et la réforme de l'assurance chômage.

Les mesures contestées

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a souligné que la politique menée depuis 2017 a favorisé les plus riches au détriment des plus modestes. Il a cité en exemple la transformation de l'ISF en impôt sur la fortune immobilière, qui aurait profité aux plus hauts revenus, tandis que les aides sociales ont été réduites. Les députés PS entendent donc auditionner les ministres concernés, ainsi que des experts et des associations, pour évaluer l'impact de ces réformes.

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Une demande de transparence

La commission d'enquête aurait pour objectif de dresser un bilan précis de l'évolution de la pauvreté et de la précarité en France, en examinant notamment les effets de la crise sanitaire et de l'inflation. Les socialistes souhaitent également évaluer l'efficacité des dispositifs d'aide existants, comme le RSA ou la prime d'activité, et proposer des pistes d'amélioration.

« Nous ne pouvons pas accepter que la pauvreté augmente dans notre pays sans que le Parlement ne se saisisse de ce sujet », a déclaré la députée socialiste Valérie Rabault. « Il est de notre devoir de comprendre pourquoi les politiques menées n'ont pas permis d'inverser la tendance. »

Une opposition divisée

La proposition devrait être examinée dans les prochaines semaines. Pour être adoptée, elle doit recueillir un vote favorable de la majorité des députés. Le groupe socialiste espère obtenir le soutien des autres forces de gauche, mais aussi de certains députés de la majorité, sensibles à la question. Toutefois, le gouvernement a déjà fait savoir qu'il était opposé à cette commission, estimant que les dispositifs existants suffisent à évaluer les politiques publiques.

Cette initiative intervient alors que le pays traverse une période de forte inflation, qui frappe durement les ménages les plus modestes. Selon une étude récente, près d'un Français sur trois déclare avoir du mal à boucler ses fins de mois, un chiffre en hausse constante depuis 2017.

  • Le taux de pauvreté a augmenté de 0,8 point depuis 2017.
  • Près d'un million de personnes supplémentaires vivent sous le seuil de pauvreté.
  • Les associations d'aide aux plus démunis tirent la sonnette d'alarme.

Les socialistes espèrent que cette commission d'enquête permettra de mettre en lumière les lacunes des politiques actuelles et d'impulser des mesures plus efficaces pour lutter contre la précarité. En attendant, ils appellent le gouvernement à prendre d'urgence des mesures de soutien aux plus vulnérables, comme une revalorisation des minima sociaux et un blocage des prix sur les produits de première nécessité.

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