À l’école maternelle Joséphine-Baker, située aux Prés Saint-Jean à Alès (Gard), la rentrée scolaire est marquée par une vive inquiétude des parents d’élèves. Depuis le mois de juin, ces derniers demandent l’ouverture d’une classe supplémentaire pour les sections de petite et moyenne, une requête refusée par l’administration. Aujourd’hui, 27 enfants sont réunis dans chaque classe concernée, un effectif jugé trop élevé pour des enfants âgés de 2 à 4 ans, dans un établissement classé en réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP +).
Des conditions d’accueil jugées insuffisantes en REP +
Les familles, mobilisées ce jeudi matin à 8 h 30 devant l’école, expriment leur crainte quant aux conditions d’accueil et d’enseignement. « 27 élèves en petite et moyenne sections, c’est beaucoup trop », estime l’une d’elles. Dans une école en REP +, certains enfants rencontrent des difficultés particulières et ne parlent pas toujours bien français. Pour ces élèves, l’encadrement devient plus compliqué, tout comme la dispense d’un enseignement de qualité. « Les enfants le ressentent, beaucoup ont déjà pleuré », témoigne une parente.
Cette situation n’est pas nouvelle. Il y a deux ans, un problème similaire avait conduit le directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN) à ouvrir une classe supplémentaire. « Elle n’a pas été renouvelée cette année », regrette Sarah, maman de deux enfants. Cette décision place les parents et le personnel enseignant dans le flou. « On demande une classe depuis juin », ajoute-t-elle, mais la demande a été refusée avant la rentrée.
Un écart de 10 élèves entre les annonces et la réalité
Un autre point alimente la colère des parents : le nombre de 27 élèves par classe ne correspond pas aux chiffres avancés par le DASEN, qui évoquait 17 élèves. « Comment peut-on avoir 10 élèves de plus ? Il y a eu un problème dans le comptage ? » s’interrogent les familles, qui peinent à comprendre cet écart. Elles redoutent également de possibles arrivées en cours d’année, sans suivi, ce qui pourrait aggraver les conditions d’enseignement.
Historiquement, l’école Joséphine-Baker comptait sept classes, contre cinq aujourd’hui. Pour les familles, cette diminution contribue aux difficultés actuelles. Elles demandent donc une nouvelle fois l’ouverture d’une classe supplémentaire. Ce vendredi, elles continueront de faire entendre leurs inquiétudes sur les conditions d’accueil et d’enseignement en REP + en manifestant devant la préfecture du Gard, à Nîmes.



