À Royan, des locataires inquiets malgré les travaux sur leurs balcons fragilisés
Royan: inquiétude persistante sur des balcons fragilisés

À Royan, l'inquiétude persiste malgré les travaux de consolidation des balcons

Malgré des travaux de renforcement effectués en octobre 2025, plusieurs locataires du bailleur social Habitat 17 à Royan restent profondément inquiets quant à la solidité de leurs balcons. Trois habitantes de la résidence Job ont décidé de tirer la sonnette d'alarme, pointant du doigt une structure en bois qui a travaillé et des poteaux de soutènement qui présentent des signes inquiétants de déformation.

Des travaux jugés insuffisants par les locataires

Le quotidien Sud Ouest avait déjà relayé ce problème dans son édition du 1er octobre 2025. Suite à des désordres constatés sur les bâtiments A et B, Habitat 17 avait sollicité une expertise auprès de son assureur. En attendant les résultats, le bailleur avait pris des mesures conservatoires, interdisant l'accès à quatre balcons et aux jardins situés en dessous par la pose de planches.

Courant octobre 2025, une intervention a été réalisée avec la pose de cales de renfort en bois sous les balcons. Mikaël Jungers, directeur d'Habitat 17, assure avoir suivi les préconisations du bureau d'études et de l'expert. Cependant, pour les locataires concernés, ces travaux semblent bien insuffisants.

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Témoignages alarmants des habitantes

Maryse, locataire au premier étage du bâtiment B, exprime son scepticisme: «On voit bien que les poteaux penchent et se désolidarisent du bâtiment. Ça bouge». Elle qualifie les renforts installés de «rustine sur une jambe de bois» et doute de leur efficacité. Après avoir contacté à plusieurs reprises Habitat 17, elle déplore l'absence de retour.

Dominique, qui habite au rez-de-chaussée, craint pour sa sécurité: «Je suis tout en bas. Si ça se casse la figure au-dessus, je vais tout prendre». Elle évoque également les quatre mois durant lesquels de grandes planches ont bloqué l'accès à leurs fenêtres, une période qu'elle décrit comme «l'enfer», avec seulement 50 euros de dédommagement mensuel.

Béatrice, au second étage, constate que son balcon penche et hésite désormais à l'utiliser: «J'y réfléchis à deux fois avant d'y aller». Elle a même demandé à déménager dans un autre logement, d'autant que la porte d'accès ne ferme plus correctement.

Le bailleur se veut rassurant

Face à ces inquiétudes, Mikaël Jungers affirme que la sécurité des locataires reste la priorité absolue: «Il est évident que nous ne laisserions pas nos locataires retourner sur leurs balcons s'il y avait un quelconque risque». Il précise avoir mis en place un suivi rigoureux de la situation avec des repères visuels et des relevés réguliers pour surveiller d'éventuels mouvements de la structure.

Le directeur reconnaît cependant qu'«il y a eu un souci au niveau de l'entreprise qui est intervenue pour l'ossature bois». La résidence Job, inaugurée le 29 juin 2022 pour un coût de 5,5 millions d'euros, compte 17 logements individuels avec étage et 23 logements collectifs. La structure en ossature bois des bâtiments semble être au cœur du problème technique.

Malgré les assurances du bailleur et les travaux réalisés, l'inquiétude demeure palpable parmi les locataires qui continuent de vivre avec la crainte quotidienne que leurs balcons ne présentent un danger réel pour leur sécurité.

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