Vol de sacs de luxe à Cannes : 10 mois de prison ferme pour un homme utilisant un sac blindé
Vol de sacs de luxe à Cannes : 10 mois de prison ferme

Un homme de 34 ans a été condamné ce jeudi par le tribunal correctionnel de Grasse à 10 mois d'emprisonnement ferme, avec mandat de dépôt immédiat, pour le vol de deux sacs de luxe dans des boutiques de la Croisette à Cannes. Les faits remontent au 18 juin dernier, lorsque le personnel de la boutique Berluti a signalé le vol d'une pochette d'une valeur de 2 200 euros.

Un modus operandi sophistiqué

L'examen des images de vidéosurveillance a permis aux enquêteurs de reconstituer la technique du prévenu. Équipé d'un sac de shopping blindé, conçu pour neutraliser les systèmes de sécurité, il a glissé la pochette à l'intérieur avant de quitter la boutique sans déclencher les alarmes. La même méthode a été employée chez Fendi, où un sac d'une valeur de 4 100 euros a été dérobé. Grâce à un logiciel de reconnaissance faciale, les policiers ont identifié C. comme l'auteur des deux vols.

Des difficultés financières invoquées

À la barre, le prévenu a reconnu les faits, les justifiant par d'importants problèmes financiers. Il a expliqué avoir revendu la pochette Berluti 700 euros pour éponger ses dettes et subvenir à ses besoins alimentaires. Interrogé par la présidente du tribunal, Pascale Cina, sur l'origine de ses dettes, C. a répondu évasivement : « Quelqu'un que vous ne connaissez pas. » Il a admis accumuler plus de 10 000 euros de crédits à la consommation, contractés initialement pour l'achat d'un véhicule, et consommer régulièrement de l'alcool et de la cocaïne depuis sept ans.

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Des réquisitions fermes du parquet

La procureure Sophie Cornélius a requis 18 mois d'emprisonnement ferme, soulignant que « on n'est pas sur un vol de sandwich ou de pomme ». Elle a insisté sur le caractère délibéré des vols, ciblant des enseignes de luxe, et sur les alias utilisés par le prévenu pour échapper à la justice. En défense, maître David-André Darmon a plaidé pour une peine mixte, évoquant un « pic d'activités de délinquance » chez son client, qui compte également des antécédents de conduite sans assurance.

La décision du tribunal

Le tribunal a finalement condamné C. à 10 mois de prison ferme, assortis d'un mandat de dépôt immédiat. Cette affaire illustre l'utilisation de techniques de plus en plus sophistiquées par les voleurs pour contourner les systèmes de sécurité des magasins de luxe sur la Croisette.

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