La députée écologiste Sabrina Sebaihi visite le quartier pour mineurs de Nanterre
La députée écologiste Sabrina Sebaihi, élue dans les Hauts-de-Seine, a effectué une visite officielle du quartier pour mineurs de la maison d'arrêt de Nanterre le 19 février 2026. En utilisant son droit de visite parlementaire, elle a pu constater de visu les conditions de vie et d'éducation des jeunes détenus.
Un environnement contrasté entre art et réalité carcérale
Dès l'entrée dans le quartier pour mineurs, le paysage surprend par son contraste. Les murs de la coursive sont entièrement recouverts d'une immense fresque colorée qui transforme l'espace. On y découvre une scène de confrontation footballistique entre le Paris-Saint-Germain et l'Olympique de Marseille, voisinant avec des fonds sous-marins peuplés de poissons multicolores. Une imposante tour Eiffel rend hommage aux Jeux olympiques de Paris 2024, créant une atmosphère à la fois artistique et décalée par rapport à la fonction du lieu.
La salle de classe vide : un symbole des carences éducatives
Pourtant, derrière cette façade artistique, la réalité est plus austère. La petite salle de classe destinée à la scolarité des mineurs détenus se trouve vide. Selon la réglementation, l'éducation est obligatoire jusqu'à 16 ans pour ces jeunes, mais l'absence de professeurs rend impossible le respect de cette obligation. « Cela arrive souvent ? », a interrogé Sabrina Sebaihi lors de sa visite, manifestant son inquiétude face à cette situation.
Le témoignage poignant de Souleyman, 17 ans
Dans sa cellule de 9 mètres carrés, Souleyman, un jeune détenu de 17 ans, a répondu à la question de la députée. Assis sur son lit, il a déclaré : « Non. C'est plutôt rare. » Ce mineur est en détention provisoire depuis deux mois et devrait, selon les prévisions, y rester au moins une année supplémentaire. Son témoignage illustre les difficultés rencontrées par les jeunes détenus dans l'accès à l'éducation et les conséquences potentielles sur leur réinsertion future.
La visite de la députée écologiste met en lumière les défis persistants du système carcéral français concernant la prise en charge éducative des mineurs. Alors que les murs se parent d'œuvres artistiques, les salles de classe restent désespérément vides, privant ces jeunes d'un droit fondamental. Sabrina Sebaihi, par sa présence et ses questions, souligne l'urgence d'une réflexion approfondie sur les conditions de détention des mineurs et la nécessité de garantir leur accès à l'éducation, conformément à la loi.



