Viols à Vic-la-Gardiole : le rectorat conclut à des manquements sans faute, l'équipe enseignante remplacée
Viols à Vic-la-Gardiole : rapport du rectorat, équipe enseignante changée

Viols à l'école de Vic-la-Gardiole : les conclusions de l'enquête administrative du rectorat

Après les graves accusations de viols et d'agressions sexuelles aggravées sur une quinzaine d'enfants âgés de 3 à 4 ans à l'école maternelle des Aresquiers à Vic-la-Gardiole, le rectorat de Montpellier a mené une enquête administrative approfondie. Les conclusions de ce rapport de 250 pages, basé sur 31 auditions, ont été dévoilées aux parents d'élèves lors d'une réunion tenue le 8 décembre. Cette présentation intervient dans un contexte où l'enquête judiciaire des gendarmes est toujours en cours, et où une Atsem de 59 ans a été mise en examen en juillet dernier avant d'être remise en liberté en août.

Absence de faute mais des manquements aux procédures identifiés

Le rapport administratif n'a pas mis en évidence de faute directe de la part du personnel de l'école. Cependant, il relève des manquements à certaines procédures en vigueur, sans établir de lien causal avec les faits allégués cet été. Par exemple, il a été noté que la sieste était rendue obligatoire pour les petites sections, ce qui contrevient au code de l'Éducation. Malgré cela, le document décrit une équipe enseignante "très soudée avec une forte présomption de confiance mutuelle", qui n'aurait pas suscité de méfiance lorsque les premiers signes de troubles comportementaux chez certains enfants ont été signalés par des parents.

Certains parents ont exprimé leur déception face à l'absence de responsabilité clairement établie dans ce rapport. La rectrice de l'académie de Montpellier, Carole Drucker-Godard, a annoncé qu'elle transmettrait tous les procès-verbaux du rapport au procureur de la République, tout en détaillant les mesures d'accompagnement mises en place au sein de l'établissement.

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Changement intégral de l'équipe enseignante et mesures de soutien

Face à la colère des parents et pour assainir la situation, l'académie a décidé de remplacer l'intégralité de l'équipe enseignante peu avant la rentrée scolaire. Cette nouvelle équipe sera maintenue pour l'année en cours et la suivante, afin de garantir une continuité éducative. Sur les six enseignants en poste l'an dernier, deux ont été réaffectés ailleurs, tandis que quatre sont placés en disposition administrative avec un suivi psychologique et des ressources humaines. Certains d'entre eux envisagent de quitter la profession.

Le retour des anciens enseignants au sein de l'école ne sera possible qu'à partir de la rentrée 2027, lorsqu'ils seront confrontés à des élèves nouvellement inscrits. Cette décision a été prise malgré les manifestations de certains parents en octobre en faveur d'un retour de l'ancienne équipe.

Renforcement des protocoles et formation du personnel

Le rectorat a lancé un plan de formation pour les enseignants et les Atsem, axé sur les compétences psychologiques, notamment les compétences psychosociales et l'éducation à la vie affective et relationnelle. Une cellule d'écoute et d'aide psychologique reste accessible aux parents, et la nouvelle directrice de l'école bénéficie du soutien d'une équipe de ressources académiques.

Parallèlement, le rectorat mène un retour d'expérience pour améliorer son protocole de gestion de crise, après des critiques concernant une réaction jugée trop tardive cet été. Les parents attendent désormais avec impatience les conclusions de l'enquête des gendarmes, espérant obtenir des réponses sur les événements survenus pendant les temps de sieste de leurs enfants.

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