Le vice-bâtonnier de Toulouse démissionne après une plainte pour viol
Vice-bâtonnier de Toulouse démissionne après plainte pour viol

Le vice-bâtonnier de Toulouse démissionne après une plainte pour viol

Le vice-bâtonnier de l'ordre des avocats de Toulouse a présenté sa démission vendredi dernier, suite au dépôt d'une plainte pour viol par une élève avocate ayant effectué un stage au sein du barreau. Les faits, qu'il conteste fermement, auraient été commis fin 2025 selon les informations du parquet.

Une plainte déposée jeudi dernier

La plainte a été officiellement déposée jeudi, accusant le vice-bâtonnier de viol, harcèlement et agression sexuelle. Dans un communiqué publié lundi, la bâtonnière de l'ordre toulousain, Sophie Coq, a confirmé la démission tout en rappelant l'engagement de l'institution dans la lutte contre les violences faites aux femmes et le respect de la présomption d'innocence.

Contacté par l'AFP, l'avocat du vice-bâtonnier, Me Laurent de Caunes, n'a pas souhaité commenter l'affaire. Cependant, dans les colonnes de La Dépêche du Midi, le principal concerné s'est déclaré « totalement innocent » des accusations portées contre lui.

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Une enquête déontologique ouverte

Me Sophie Coq a précisé qu'elle avait été informée des faits allégués le 16 janvier seulement. Une rencontre avec l'élève avocate a eu lieu une semaine plus tard, le 26 janvier, conduisant à l'ouverture d'une enquête déontologique contre le vice-bâtonnier. La bâtonnière affirme ne pas avoir encore connaissance du contenu détaillé des plaintes.

Parallèlement, une deuxième plainte a été déposée contre l'ordre des avocats lui-même, l'accusant d'inaction dans cette affaire. Le procureur de Toulouse, David Charmatz, a confirmé les informations et indiqué avoir demandé le dépaysement du dossier au parquet général, compte tenu des relations professionnelles régulières entretenues avec le vice-bâtonnier.

Des déclarations contradictoires

Dans un développement surprenant, le vice-bâtonnier a également déclaré à La Dépêche du Midi qu'une « forte relation sentimentale » était née entre lui et la jeune femme. « Nous avons eu tort d'y succomber », a-t-il reconnu, ajoutant qu'il en assumait la responsabilité personnelle et que c'était pour éviter de mettre l'Ordre dans l'embarras qu'il avait démissionné de ses fonctions.

Cette affaire met en lumière les tensions au sein de la profession juridique toulousaine et soulève des questions importantes sur les mécanismes de protection des victimes potentielles dans les milieux professionnels. L'enquête judiciaire et l'enquête déontologique se poursuivent séparément, tandis que le parquet général doit encore se prononcer sur le dépaysement demandé par le procureur de Toulouse.

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