Laurent Degallaix, le maire de Valenciennes, condamné à cinq ans d'inéligibilité
Le tribunal correctionnel de Lille a rendu son verdict ce mercredi 30 avril 2025. Laurent Degallaix, maire divers droite de Valenciennes, a été condamné à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire pour prise illégale d'intérêts. Cette peine, qui s'applique immédiatement, le prive de son mandat de maire et de tout autre mandat électif pendant cette période.
Les faits reprochés
L'affaire remonte à 2018. Laurent Degallaix est accusé d'avoir favorisé une société de conseil, dirigée par un proche, dans l'attribution de marchés publics. Les contrats litigieux portaient sur des missions de conseil en communication pour la ville de Valenciennes, pour un montant total de près de 200 000 euros. Le tribunal a estimé que le maire avait manqué à ses obligations de probité et de neutralité.
L'élu a toujours nié les faits, affirmant que les procédures avaient été respectées. Son avocat a annoncé son intention de faire appel de la décision. Toutefois, l'exécution provisoire de la peine d'inéligibilité empêche Laurent Degallaix de se maintenir à son poste en attendant l'issue de la procédure d'appel.
Réactions politiques
Cette condamnation suscite de vives réactions dans le paysage politique local. L'opposition municipale a réclamé la démission immédiate de l'élu, tandis que ses soutiens dénoncent une décision judiciaire trop sévère. Le maire, élu depuis 2014, avait été réélu en 2020 avec une majorité confortable.
La préfecture du Nord devrait prochainement nommer un intérimaire pour gérer les affaires courantes de la ville, en attendant l'organisation de nouvelles élections municipales. Celles-ci devraient avoir lieu dans un délai de trois mois.
Un cas similaire dans la région
Cette affaire rappelle celle de l'ancien maire de Roubaix, Guillaume Delbar, également condamné pour des faits similaires en 2023. Les deux cas illustrent la vigilance accrue de la justice à l'égard des élus locaux en matière de probité.
Laurent Degallaix, âgé de 52 ans, était également conseiller départemental du Nord. Il perd donc également ce mandat. Il devra en outre verser une amende de 30 000 euros et rembourser les sommes perçues indûment par la société de conseil.



