Un trentenaire jugé pour viol en Dordogne après avoir reconnu les faits au procès
Trentenaire jugé pour viol en Dordogne après reconnaissance

Un procès criminel en Dordogne pour viol et enlèvement

Un homme âgé de trente ans comparaît depuis jeudi 26 février devant la cour criminelle de la Dordogne, accusé de viol, d'enlèvement et de séquestration sur une Périgourdine de 55 ans. L'affaire remonte à la nuit du 16 au 17 décembre 2023, lors d'un événement marquant qui a basculé dans le drame.

Une rencontre lors d'un mariage qui tourne au cauchemar

Les deux individus se sont croisés pour la première fois lors d'une cérémonie nuptiale où l'accusé était chargé de l'animation musicale. Leur échange initial, anodin, portait sur le titre d'un morceau. Cependant, la soirée a pris une tournure tragique au moment du départ. La victime, sous l'emprise de l'alcool, s'était installée dans le véhicule de ses amis lorsque l'accusé, également alcoolisé, est intervenu de manière brutale.

Selon plusieurs témoins présents sur les lieux, il l'a saisie par le bras pour la contraindre à monter dans sa propre voiture, malgré les tentatives d'interposition de son entourage. Il l'a ensuite conduite à son domicile, situé dans le quartier du Toulon à Périgueux, scellant ainsi le début d'une nuit traumatisante.

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La reconnaissance tardive de l'accusé après deux ans de déni

Pendant plus de deux années, le prévenu a catégoriquement nié les faits qui lui étaient reprochés, allant jusqu'à évoquer une relation consentie dont la victime aurait été à l'origine. Il avait même menti sur son emploi du temps de cette soirée fatidique, affirmant à un expert psychologue que « le rapport est venu d'elle, je ne force pas les femmes et j'évite les problèmes ».

Cette stratégie de défense, qualifiée d'« inversion accusatoire » par le psychologue, est typique des profils jugés immatures. Toutefois, lors de l'ouverture de son procès, le trentenaire a finalement concédé la vérité, déclarant devant la cour : « Ça m'est arrivé, je le reconnais et je m'excuse auprès de la victime. » Il doit s'expliquer plus en détail sur ce revirement lors de la suite des audiences.

Le récit poignant de la victime et ses séquelles durables

La quinquagénaire, d'origine brésilienne, a décrit avec calme mais émotion les événements de cette nuit, malgré quelques trous de mémoire. Elle se souvient notamment d'avoir été dans un salon, sa culotte déjà arrachée, et d'avoir supplié son agresseur de ne pas lui faire de mal. « Le souvenir que j'ai, c'est la pénétration douloureuse », a-t-elle confié, fondant en larmes lorsque la présidente de la cour l'a incitée à fouiller dans sa mémoire.

Retrouvée dans la rue, partiellement dénudée, par un automobiliste qui l'a conduite au commissariat, elle était en état de choc mais jugée cohérente par les forces de l'ordre. Elle a par la suite identifié l'accusé parmi d'autres portraits, réagissant avec une peur palpable. Les conséquences de cette agression la hantent au quotidien : perte de confiance en elle, peur de sortir le soir, et difficulté à envisager une nouvelle relation sentimentale. « Je ne suis pas prête », répète-t-elle avec douleur.

Le profil de l'accusé et l'attente du verdict

Père célibataire de deux enfants, acrobate de profession et originaire de Guinée, l'accusé est décrit par son ami et son beau-frère comme une personne « responsable » et « respectueuse ». Ils se disent très surpris par les faits reprochés, qui « ne ressemblent pas du tout » à l'homme qu'ils connaissent, sans pour autant remettre en cause le récit de la victime.

Le verdict de ce procès, très attendu, doit être rendu ce vendredi 27 février, mettant ainsi un terme à une procédure judiciaire longue et éprouvante pour toutes les parties impliquées. L'issue déterminera la responsabilité pénale du trentenaire et apportera, peut-être, un début de réparation pour la victime dont la vie a été durablement bouleversée.

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