Une fin de semaine mouvementée pour l'eurodéputée Rima Hassan
La semaine s'est achevée de manière particulièrement intense pour Rima Hassan, l'eurodéputée insoumise. Ce vendredi, elle a de nouveau été entendue par la police judiciaire, au lendemain d'une garde à vue pour apologie du terrorisme. En soirée, la parlementaire franco-palestinienne a tenu une conférence de presse pour évoquer ces affaires judiciaires et récuser fermement les accusations rapportées dans la presse concernant une découverte de drogue dans ses affaires personnelles jeudi.
La garde à vue pour apologie du terrorisme
Jeudi après-midi, Rima Hassan a été placée en garde à vue pour apologie du terrorisme. La justice reproche à l'eurodéputée de 33 ans une publication datée du 26 mars 2026 sur son compte X, faisant référence à Kozo Okamoto. Ce dernier est le seul survivant parmi les trois auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 au nom du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) à l'aéroport israélien de Lod-Tel Aviv, attentat qui avait causé la mort de 26 personnes.
Bien que libérée en fin de soirée, Rima Hassan sera jugée le 7 juillet prochain pour apologie du terrorisme concernant cette publication sur les réseaux sociaux, qu'elle avait finalement supprimée.
L'affaire de la drogue : des versions contradictoires
Lors de la fouille de ses effets personnels jeudi, les enquêteurs auraient découvert la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC, une drogue de synthèse, selon les déclarations du parquet à l'issue de la garde à vue. Ces éléments feront l'objet d'une procédure distincte.
Rima Hassan a catégoriquement démenti cette version des faits. J'avais sur moi du CBD en me rendant à ma garde à vue, utilisé à des fins médicales, a-t-elle justifié dans un tweet vendredi. Elle précise que sur les deux produits CBD en sa possession, l'un a été testé conforme à la législation en vigueur, tandis que le second contenait des traces de drogue de synthèse qui auraient été ajoutées à la résine de CBD. Des vérifications sont simplement en cours sur l'origine de ce CBD pour corroborer mes déclarations, a ajouté l'eurodéputée, affirmant que toutes les informations faisant référence à la détention de drogues sont fausses et ont été sciemment relayées dans le seul but de lui nuire.
Une nouvelle audition policière vendredi
Rebelote ce vendredi pour Rima Hassan. L'eurodéputée LFI a été de nouveau entendue par la police judiciaire, cette fois dans le cadre d'une enquête distincte des soupçons d'apologie du terrorisme. Les deux auditions de ce vendredi matin sont liées à une plainte déposée par l'organisation juive européenne OJE et l'organisation juive française OJF, ainsi qu'à une plainte déposée par le collectif d'extrême droite Némésis, a précisé la députée européenne sur X en milieu de journée.
La conférence de presse de dénonciation
Vendredi vers 17 heures, Rima Hassan a organisé une conférence de presse en compagnie de son avocat. Ce dernier a estimé que la garde à vue de jeudi était parfaitement illégale. Il a dénoncé un dévoiement de la procédure en flagrance par le parquet visant à permettre une garde à vue sans avoir à demander la levée de l'immunité parlementaire.
De son côté, l'eurodéputée a dénoncé un harcèlement judiciaire et politique depuis son entrée en politique. Personne n'est dupe du caractère politique de cette affaire, a-t-elle ajouté, soulignant le contexte tendu entourant ces procédures judiciaires successives.



