L'eurodéputée Rima Hassan nie catégoriquement les accusations de détention de drogues
Ce vendredi, l'eurodéputée Rima Hassan a pris la parole sur le réseau social X pour réfuter avec force les allégations concernant la détention de substances illicites lors de sa garde à vue, jeudi. Elle a déclaré de manière ferme que « toutes les informations » faisant référence à « la détention de drogues » sont totalement fausses et ont été diffusées dans le seul but de lui nuire personnellement.
Les détails de l'affaire et les déclarations de l'élue
Rima Hassan a été placée en garde à vue jeudi pour des accusations d'« apologie du terrorisme », avant d'être libérée en fin de soirée en attendant un procès prévu le 7 juillet. Vendredi matin, elle a de nouveau été convoquée au siège de la police judiciaire pour une autre affaire distincte.
Le parquet avait précédemment indiqué avoir retrouvé dans ses effets personnels des « matières s'apparentant d'une part à du CBD » et « d'autre part à de la 3MMC », une drogue de synthèse illégale. Cependant, l'eurodéputée conteste vigoureusement ces affirmations.
« J'avais sur moi du CBD hier en me rendant à ma garde à vue utilisé à des fins médicales », a-t-elle expliqué, insistant sur le caractère légal de cette substance dérivée du cannabis.
Les explications détaillées sur le CBD et les tests effectués
Rima Hassan a fourni des précisions supplémentaires sur les produits en sa possession :
- Sur les deux produits au CBD qu'elle détenait, l'un a été testé conforme aux normes légales de vente.
- Le deuxième, selon les enquêteurs, contenait des traces de drogue de synthèse qui auraient été ajoutées à la résine de CBD.
Elle affirme avoir indiqué aux autorités où elle avait acheté « légalement ce CBD » et précise que « des vérifications sont simplement en cours sur l'origine de ce CBD pour corroborer mes déclarations ».
De plus, l'eurodéputée a subi un test urinaire qui a confirmé « la seule présence de faible trace de THC dû à la consommation du CBD », résultat validé par un médecin selon ses dires.
Menaces de poursuites judiciaires et soutien politique
Rima Hassan a averti qu'elle se réservait la possibilité d'engager des poursuites contre ceux qui diffusent ces informations, qu'elle estime calomnieuses. « Toutes les informations qui font référence à la détention de drogues sont fausses et ont été sciemment relayées dans le seul but de me nuire dans le cadre des procédures dont je fais l'objet », a-t-elle martelé.
Elle reçoit le soutien de Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, qui a affirmé vendredi matin que l'eurodéputée n'avait « aucune drogue sur elle » durant sa garde à vue. Il a dénoncé des « informations mensongères » utilisées pour la « salir ».
Cette affaire soulève des questions sur la manipulation de l'information dans le contexte judiciaire et politique, alors que Rima Hassan fait face à plusieurs procédures simultanées.



