Reconstitution judiciaire pour la fusillade mortelle de Ribérac en 2024
Reconstitution pour la fusillade mortelle de Ribérac en 2024

Reconstitution judiciaire pour la fusillade mortelle de Ribérac en 2024

Un peu moins de deux ans après la fusillade tragique qui a coûté la vie à un homme de 64 ans et blessé deux autres personnes dans le camp des gens du voyage de La Foresterie, à Ribérac, dans la nuit du 21 au 22 avril 2024, le juge d'instruction de Périgueux a pris une décision majeure. Mardi 24 mars 2026, le magistrat a ordonné l'organisation d'une reconstitution judiciaire afin de faire toute la lumière sur ce drame qui a secoué la région.

Un suspect en détention provisoire

Le magistrat instructeur concentre son attention sur les faits et gestes de Patrick, un homme de 38 ans qui résidait dans une caravane installée au sein du camp de La Foresterie au moment des événements. Depuis le 23 avril 2024, ce trentenaire est placé en détention provisoire à la maison d'arrêt d'Angoulême, en Charente. Il est mis en examen pour l'assassinat de l'homme de 64 ans, un chef d'accusation criminel qu'il conteste fermement. Patrick va jusqu'à nier toute participation à cet homicide, ce qui rend la reconstitution d'autant plus cruciale pour établir les faits.

Une dette de 20 euros à l'origine du conflit ?

Les investigations révèlent que le mis en examen et sa victime se connaissaient. La veille de la fusillade, Patrick s'était rendu avec des proches sur la commune de Siorac-de-Ribérac, dans le campement où vivait le sexagénaire, pour réclamer le paiement d'une dette de 20 euros. Cette somme modeste pourrait être à l'origine de l'escalade violente qui a suivi.

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En réponse, l'homme de 64 ans se serait déplacé à La Foresterie dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 avril, vers 3 heures du matin, accompagné de plusieurs amis. Parmi eux se trouvait le parrain de sa fille, qui a été mis en examen pour violences volontaires sur la personne de Patrick. Ce dernier présentait une blessure de sabre à la main lors de sa présentation devant le Juge des libertés et de la détention (JLD), ajoutant une couche de complexité à l'affaire.

Mesures de sécurité pour la reconstitution

Pour assurer le bon déroulement de la reconstitution judiciaire et prévenir tout trouble à l'ordre public, le groupement de la gendarmerie de la Dordogne a obtenu l'autorisation d'utiliser un drone. Cet appareil survolera la zone le 24 mars, permettant une surveillance aérienne et une collecte de données précises sans perturber les opérations sur le terrain. Cette mesure reflète l'importance accordée à cette enquête et la volonté des autorités de garantir une procédure transparente et sécurisée.

Cette reconstitution vise non seulement à clarifier les circonstances exactes de la fusillade, mais aussi à apaiser les tensions persistantes dans la communauté locale. Les résultats pourraient avoir des implications significatives pour la suite de la procédure judiciaire, notamment en ce qui concerne la culpabilité ou l'innocence de Patrick.

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