Un professeur de technologie condamné pour harcèlement sexuel sur une élève à Bordeaux
Professeur condamné pour harcèlement sexuel sur une élève

Un enseignant du collège du Pian-Médoc condamné pour harcèlement sexuel

Le tribunal correctionnel de Bordeaux a rendu son verdict ce 4 mars concernant un professeur de technologie du collège du Pian-Médoc, dans l'agglomération bordelaise. L'enseignant, âgé de 59 ans, a été déclaré coupable de harcèlement sexuel envers l'une de ses anciennes élèves, une infraction commise en 2024 alors qu'il abusait de l'autorité conférée par sa fonction.

Une condamnation partielle avec des sanctions significatives

Pour ces faits, le tribunal a prononcé une peine de quatre mois de prison avec sursis. L'enseignant se voit également interdire toute activité en contact avec des mineurs pendant cinq ans et est déclaré inéligible pour une durée de deux ans. Cependant, il a été relaxé des poursuites concernant trois autres collégiennes qui l'accusaient de faits similaires.

Le tribunal a estimé qu'au vu des circonstances et de l'absence d'antécédents judiciaires, il n'y avait pas lieu d'inscrire l'enseignant au fichier des auteurs d'infractions sexuelles. Cet homme avait exercé pendant plusieurs années au collège du Pian-Médoc avant d'être muté après l'éclatement de l'affaire. L'Éducation nationale l'a suspendu depuis environ un mois.

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Des propos à connotation sexuelle au cœur de l'affaire

Lors de l'audience du 20 février et tout au long de l'enquête, l'enseignant a toujours contesté les accusations portées contre lui. Son avocate, Me Julie Gabinski, avait plaidé la relaxe totale, affirmant que « on ne condamne pas sur un ressenti » et qualifiant les faits de « maladresse » plutôt que d'intention malveillante. Elle a indiqué envisager de faire appel de la décision.

L'affaire a profondément secoué l'établissement scolaire du Pian-Médoc en 2024. Elle a débuté par des signalements d'incidents de la part de plusieurs collégiennes auprès de la direction, suivis de vérifications internes avant qu'un signalement ne soit transmis au parquet, déclenchant une enquête préliminaire.

Le témoignage de l'élève victime

Plusieurs collégiennes avaient accusé leur professeur de technologie de gestes inappropriés et de propos à connotation sexuelle. L'élève pour laquelle l'enseignant a été déclaré coupable rapportait notamment des réflexions telles que : « Si j'avais ton âge, je t'aurais bien baisée ».

Me Hugo Macarez, avocat de la principale partie civile, a réagi à la décision : « Pour ma cliente, qui était en troisième à l'époque des faits, la décision du tribunal est un soulagement. C'est l'aboutissement d'un parcours compliqué qu'elle va pouvoir désormais mettre de côté. » Cette condamnation marque ainsi la fin d'une procédure judiciaire qui a mis en lumière des dysfonctionnements au sein de l'institution scolaire.

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