Le procès de Tariq Ramadan reporté à vendredi, l'expertise médicale toujours attendue
Procès Ramadan reporté, expertise médicale manquante

Le procès de Tariq Ramadan une nouvelle fois reporté à vendredi

Le procès de l'islamologue Tariq Ramadan a été reporté à vendredi, annonce la cour criminelle départementale de Paris. Ce nouveau délai fait suite à l'impossibilité de déposer l'expertise médicale demandée concernant l'état de santé de l'accusé.

Une expertise médicale qui tarde à arriver

Le procès avait débuté lundi en l'absence de Tariq Ramadan, hospitalisé depuis samedi à Genève en raison d'une poussée de sclérose en plaques selon ses avocats. Initialement suspendu jusqu'à mercredi, le temps pour deux neurologues désignés par la cour criminelle départementale de Paris de rendre leur expertise, le jugement est désormais repoussé à vendredi.

Les deux experts n'ont pas reçu les pièces médicales des médecins suisses et n'ont donc pas encore pu déposer leur rapport, selon des sources proches du dossier. Cette situation bloque la procédure et empêche la cour de statuer sur la suite à donner.

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Un mandat d'arrêt international en suspens

Une fois l'expertise médicale déposée, la cour criminelle départementale de Paris, composée uniquement de magistrats professionnels, devra décider si elle renvoie le procès à une date ultérieure, comme le demande la défense de Tariq Ramadan, ou si elle poursuit les audiences.

Lundi, l'avocat général a estimé que l'accusé utilisait « tous les moyens pour ne pas comparaître et pour ne pas être jugé » et a demandé à la cour de prononcer un mandat d'arrêt international à son encontre. Cette requête reste en attente jusqu'à la réception de l'expertise médicale.

Un procès crucial pour des accusations de viols

Tariq Ramadan, déjà condamné par la justice helvétique pour un viol sur une femme, est censé comparaître jusqu'au 27 mars à Paris pour des viols qui auraient été commis sur trois autres femmes entre 2009 et 2016, accusations qu'il conteste fermement. L'islamologue de 63 ans encourt jusqu'à vingt ans de réclusion criminelle si sa culpabilité est établie.

Ce report souligne les difficultés procédurales liées à l'état de santé de l'accusé et à la coordination entre les autorités judiciaires françaises et suisses. La cour criminelle départementale de Paris doit maintenant attendre vendredi pour pouvoir avancer dans ce dossier complexe et médiatisé.

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