Procès d'un homme accusé de viols incestueux sur sa belle-fille et ses nièces à Pau
Procès pour viols incestueux sur mineures à Pau

Ouverture d'un procès pour viols incestueux sur mineures à Pau

Le procès d'un homme de 47 ans, accusé par sa belle-fille et ses deux nièces de viols, tentatives de viols et attouchements sexuels, commis alors qu'elles avaient entre 11 et 14 ans, s'ouvre ce lundi 2 mars devant la cour criminelle des Pyrénées-Atlantiques à Pau. Antonio Miguel, né au Portugal, est jugé pour des faits survenus entre 2013 et 2020, au Portugal et dans le Pays basque, profitant de son autorité et de l'hébergement des fillettes pour perpétrer ces actes.

Les accusations détaillées et le silence brisé

Pendant des années, Antonio Miguel aurait exploité sa position pour violer ou commettre des atteintes sexuelles sur les victimes, leur intimant de ne rien dire sous peine d'aller en prison. La belle-fille, Léa*, née en 2007, a finalement révélé les attouchements et viols subis de 2015 à 2020 à sa mère, conduisant au dépôt d'une plainte à la gendarmerie d'Ustaritz en février 2022. Les premières violences auraient eu lieu alors qu'elle n'avait que 11 ans, avec des épisodes répétés dans sa chambre à Arcangues.

Léa a décrit des scènes où, malgré ses refus, Antonio Miguel la violait, s'arrêtant uniquement lorsque sa compagne rentrait. À 12 ans, après une tentative de suicide, elle a subi de nouvelles pressions sexuelles. L'examen médical a confirmé la rupture de son hymen, renforçant les preuves contre l'accusé.

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Les témoignages des nièces et les circonstances aggravantes

Les enquêtes ont révélé que Léa n'était pas la seule victime. Les deux nièces d'Antonio Miguel, Jeanne* et Chloé*, ont également rapporté des violences sexuelles. Jeanne*, née en 2000, affirme avoir été violée à partir de ses 13 ans entre 2013 et 2017, d'abord au Portugal puis dans un entrepôt aménagé à Anglet. Elle exprimait sa honte, mais l'accusé minimisait les actes en lui disant de se taire.

Sa sœur, Chloé*, née en 2005, aurait subi des attouchements de 11 à 14 ans et une tentative de viol, avec des tentatives de corruption via des vidéos pornographiques. Les trois filles ignoraient mutuellement les violences subies, soulignant l'isolement dans lequel elles étaient maintenues.

La défense et le profil de l'accusé

Antonio Miguel, âgé de 36 à 43 ans pendant les faits, nie toutes les accusations et bénéficie de la présomption d'innocence. Cependant, l'enquête le décrit comme ayant une personnalité violente et humiliante envers les femmes et une tendance au mensonge. Le verdict est attendu pour ce mardi 3 mars, clôturant une affaire qui met en lumière des années d'abus sur des mineures vulnérables.

* Les prénoms ont été modifiés pour protéger l'identité des victimes.

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