Procès pour viols incestueux sur mineure à Périgueux : un quadragénaire jugé
Procès pour viols incestueux sur mineure à Périgueux

Un procès grave pour viols incestueux s'ouvre à Périgueux

La dernière session de l'année 2025 de la cour d'assises de la Dordogne débute ce lundi 8 décembre à 9 heures à Périgueux. Cette audience criminelle départementale jugera un homme de 41 ans, sévèrement accusé de viols incestueux sur mineur de 15 ans et de plus de 15 ans. Les faits reprochés sont d'une extrême gravité et ont profondément marqué la communauté locale.

Les accusations détaillées contre le prévenu

Le quadragénaire est soupçonné d'avoir imposé des relations sexuelles à sa belle-fille alors qu'elle était mineure. Les agressions présumées se seraient produites entre la onzième et la seizième année de la jeune fille, dans l'intimité fermée de la maison familiale située en Terrassonnais. Ce huis clos domestique aurait facilité ces actes répétés sur une période de cinq longues années.

La victime, aujourd'hui âgée de 17 ans, a finalement porté plainte à la gendarmerie de Malemort, près de Brive en Corrèze, en novembre 2023. Suite à cette dénonciation courageuse, son agresseur présumé a rapidement été mis en examen pour viols incestueux et placé en détention provisoire. Durant l'instruction judiciaire, l'accusé aurait reconnu certains attouchements et agressions sexuelles, mais il persiste à nier catégoriquement les accusations de viol.

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Les parties civiles et la défense

À l'audience, le prévenu sera assisté par son avocat, Me Camille Dubech, qui devra présenter sa ligne de défense face à des charges particulièrement lourdes. La jeune victime sera quant à elle représentée par Me Réda Hammouche, qui veillera à défendre ses intérêts et à faire entendre sa voix devant la cour.

Le père et la mère de la plaignante, bien que séparés, se sont tous deux constitués partie civile pour ce procès. Ils seront respectivement assistés par Me Christophe Chastanet et Me Charlène Léger-Mary. Cette union parentale face à l'accusé démontre la gravité des faits et la volonté familiale de rechercher justice.

Un procès sans huis clos pour briser le tabou

Contrairement à de nombreuses affaires similaires, les audiences de ce procès se dérouleront sans huis clos. La partie civile a explicitement souhaité que les débats soient ouverts au public, affirmant ainsi sa volonté de briser définitivement le tabou entourant les crimes incestueux. Cette décision courageuse vise à sensibiliser la société et à encourager d'autres victimes à rompre le silence.

Le verdict de cette affaire judiciaire majeure sera rendu mardi 9 décembre au soir, après délibération des trois magistrats professionnels composant la cour criminelle départementale. Le quadragénaire encourt une peine sévère pouvant atteindre vingt années de réclusion criminelle, sanction à la mesure de la gravité des actes qui lui sont reprochés.

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