Le témoignage poignant de Fanny au procès pour viol du rappeur Naps
Devant la cour criminelle départementale de Paris, le mercredi 18 février, Fanny – prénom modifié – a enfin pu prendre la parole. Son impatience était palpable après deux jours d'audiences consacrés aux témoins et à l'analyse de la personnalité de l'accusé, le rappeur Nabil Boukhobza, connu sous le nom de Naps. La jeune femme de 24 ans a décrit avec une émotion contenue les faits qu'elle qualifie de viol, tandis que l'artiste marseillais nie les accusations, évoquant uniquement un rapport sexuel consenti.
« Une pénétration forcée » au cœur du récit
« Ce qui est important dans cette histoire, ce ne sont pas les conditions qui m'ont menée dans cette chambre, mais de m'être fait réveiller par une pénétration forcée », a déclaré Fanny, fixant un point dans le vide. Son témoignage, attendu, a marqué le troisième jour de ce procès suivi de près par les médias. Jusque-là, elle avait dû encaisser les débats, prête à exploser, selon des observateurs présents dans la salle.
Le contexte d'une vie marquée par les violences
Fanny a tenu à raconter le contexte de l'agression, qu'elle dit avoir subie à l'âge de 20 ans. Elle évoque une vie « pas forcément facile », avec des violences de la part de son père, un placement, des fugues, et des coups infligés par un ex-conjoint. « Ce 1er octobre 2021 au soir, je veux simplement sortir, me changer les idées, et vivre un peu », a-t-elle expliqué, décrivant une soirée qui a basculé.
Une rencontre dans une boîte parisienne
Dans la boîte de nuit parisienne The Key, Fanny et ses amies Céline et Léa se sont retrouvées placées à côté de Naps et de son entourage. Un échange « cordial » s'est engagé, bien que la jeune femme précise être restée « un peu dans son coin ». Cette soirée, initialement destinée à l'évasion, a conduit à des événements qu'elle qualifie aujourd'hui de traumatisants, jetant une lumière crue sur les allégations de viol qui pèsent sur le rappeur.
Le procès se poursuit, avec d'autres auditions prévues, tandis que la justice doit trancher entre les versions divergentes de l'accusé et de la plaignante. Les débats soulèvent des questions sur les violences sexuelles et la parole des victimes, dans un contexte médiatique intense.



