Procès Delorme à Saintes : huis clos après une agression en salle d'audience
Procès Delorme : huis clos après agression en salle

Procès du meurtre d'Antonio Delorme : un huis clos décrété après un incident violent

Le procès des meurtriers présumés d'Antonio Delorme se poursuit ce mardi 24 février au palais de justice de Saintes, dans un climat d'extrême tension. Les débats ont été interrompus par un incident survenu en matinée, peu avant la diffusion prévue des images de l'autopsie, conduisant la cour à prononcer un huis clos partiel.

Un épisode surréaliste et violent

L'incident a éclaté alors qu'une partie des proches de la victime, toujours très nombreux à l'audience, sortait de la salle pour éviter d'être confrontée aux photos du visage tuméfié d'Antonio Delorme. Ce dernier a perdu la vie après avoir essuyé une pluie de coups le 20 août 2022 dans le camp de gens du voyage de Pennevert, à Rochefort.

Dans ce contexte de détresse, plusieurs femmes se sont effondrées, redoutant la confrontation avec des images annoncées comme particulièrement choquantes. Des invectives ont alors fusé en direction de David Bourget, le principal suspect, qui était sommé de baisser la tête dans le box des accusés.

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L'agression contre Nicolas Holderbaum

Le président de la cour, voyant la situation s'envenimer et les forces de l'ordre insuffisamment nombreuses pour contenir la foule en colère, a décidé de faire sortir la cour et les jurés. C'est alors qu'un jeune homme a réussi à escalader les tables et à franchir la ligne formée par les policiers.

Son objectif était d'atteindre Nicolas Holderbaum, le beau-père des frères Bourget et le seul à comparaître libre. Ce dernier tentait de quitter la salle par l'accès réservé au jury, avec difficulté en raison de son âge. L'huissier a finalement réussi à ceinturer le poursuivant alors qu'il venait de franchir la porte.

Selon l'avocate du septuagénaire, l'assaillant est toutefois parvenu à atteindre son client. Considérant sa sécurité insuffisamment garantie et craignant pour sa santé, Nicolas Holderbaum n'est pas resté à l'audience.

Un huis clos pour garantir la sérénité des débats

Face à cette situation, la cour a décidé de prononcer le huis clos partiel afin de garantir la sérénité des débats. Cette mesure intervient après une longue suspension destinée à faire revenir le calme dans la salle d'audience.

Le procès ravive les rancœurs entre la famille des parties civiles et celle des accusés, toutes deux issues de la communauté des gens du voyage. Selon plusieurs sources, les proches d'Antonio Delorme recevaient encore lundi, à l'ouverture du procès, des messages de menaces.

Inversement, les Bourget ont essuyé à plusieurs reprises, depuis le début des débats, des menaces verbales émanant du public. David Bourget, Moïse Bourget et Nicolas Holderbaum répondent tous de meurtre dans cette affaire.

Vers un verdict jeudi

Sauf nouvel incident, le verdict de ce procès particulièrement tendu devrait être rendu jeudi 26 février. Les débats se poursuivent désormais sans Nicolas Holderbaum et dans une configuration limitant strictement le nombre de personnes autorisées dans la salle d'audience.

Cet épisode violent illustre les tensions extrêmes qui entourent cette affaire, où émotions et rancœurs familiales viennent compliquer le déroulement de la justice.

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