Un tract contesté déclenche une procédure judiciaire à Périgueux
Dans la nuit du lundi 2 au mardi 3 mars, des boîtes aux lettres de Périgueux ont reçu un document polémique signé du collectif antifasciste Résistance 24. Ce tract, intitulé « Connaissez-vous vraiment le candidat qui voudrait se passer pour le RN ? », a immédiatement suscité une réaction vigoureuse de la part de Michel Cadet, chef de file de la liste Unir Périgueux en Dordogne.
Une accusation de proximité avec le Rassemblement national
Le document en question compile plusieurs extraits d'articles parus dans « Sud Ouest » et « Dordogne libre », accompagnés de commentaires critiques. Il présente notamment une photographie où l'une des colistières de Michel Cadet apparaît aux côtés de la députée RN de la circonscription, Nadine Lechon. Cette association visuelle vise à suggérer des affinités politiques entre le candidat et le parti d'extrême droite.
Michel Cadet a réagi avec fermeté en annonçant, dans un communiqué de presse diffusé ce mercredi 4 mars, son intention d'engager « une démarche judiciaire ». Il a précisé à « Sud Ouest » en milieu de journée : « Mon équipe a écrit au procureur de la République de Périgueux ce mercredi pour faire état non seulement du caractère injurieux et calomnieux du tract, mais aussi de la captation d'un cliché d'une personne sans son consentement. »
Les implications légales et politiques de l'affaire
Cette affaire soulève des questions importantes concernant la liberté d'expression et les limites de la diffamation en période électorale. La plainte déposée par Michel Cadet met en lumière plusieurs aspects juridiques :
- Le caractère présumé injurieux et calomnieux des accusations portées par le tract.
- La question du droit à l'image, avec l'utilisation d'une photographie sans autorisation préalable.
- L'impact potentiel sur la campagne électorale en cours à Périgueux.
La distribution nocturne du document par le collectif Résistance 24 ajoute une dimension clandestine à cette opération de communication politique. Les résidents de Périgueux ont découvert le tract dans leurs boîtes aux lettres au petit matin, créant une surprise et un débat immédiat dans la communauté locale.
Cette situation illustre les tensions qui peuvent survenir lors des campagnes électorales, où les méthodes de contestation politique rencontrent les protections juridiques des candidats et de leurs équipes. L'issue de la procédure judiciaire engagée par Michel Cadet sera suivie avec attention, tant pour ses implications locales que pour le précédent qu'elle pourrait créer en matière de régulation des communications politiques.



