La famille Bourbon des Deux-Siciles a déposé une plainte pour « diffamation publique » contre le média belge DHnet, ce jeudi à Paris. L'avocat Olivier Pardo a annoncé cette action en justice, estimant que l'article incriminé contient des « calomnies » qui n'ont « d'autre but que d'atteindre indirectement Jordan Bardella », le président du Rassemblement national, qui est le compagnon de Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles.
Une plainte avec constitution de partie civile
La plainte, accompagnée d'une constitution de partie civile, vise un article publié le 18 mai et intitulé « Pots-de-vin et corruption : et si l'enquête sur la famille de Maria Carolina de Bourbon-Siciles impactait la campagne de Jordan Bardella ? ». Cet article a été « largement relayé par les réseaux sociaux et repris par de nombreux supports de presse français », souligne Me Pardo.
Un article accusé de fausses informations
Selon les avocats de la famille, l'article « fondé sur de fausses informations et des calomnies » n'a « d'autre but que d'atteindre indirectement, par des procédés déloyaux, illicites et dénigrants Jordan Bardella ». Ils ajoutent que « l'instrumentalisation politique n'autorise en aucun cas le mensonge et l'atteinte à l'honneur et à la réputation de la famille Bourbon des Deux-Siciles ».
L'article se concentre sur la « lignée maternelle de la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles », notamment sa mère, Camilla Crociani, et sa tante Cristiana Crociani, dans le contexte d'un « héritage colossal ». Les avocats Pardo et Mathieu affirment « qu'il n'existe plus aujourd'hui, et ce depuis plusieurs années, aucun litige au sein de la famille Crociani, laquelle a connu, comme beaucoup de familles, un conflit familial aujourd'hui résolu ».
Contexte politique et judiciaire
L'article vise « le président d'un parti politique français en précampagne présidentielle », peut-on lire dans la plainte. Le Rassemblement national n'a pas encore désigné son candidat pour l'élection présidentielle de 2027, entre Jordan Bardella et Marine Le Pen, cette dernière attendant une décision judiciaire en appel.
DHnet s'appuyait sur un article du journal Le Monde, qui n'est pas visé par la plainte, car le quotidien français avait contacté les conseils des personnes concernées et exposé leur point de vue.



