L'ancien maire de Saint-Étienne retrouve la liberté avant son procès en appel
Gaël Perdriau, l'ancien maire de Saint-Étienne, incarcéré depuis le 7 janvier 2026, a obtenu ce mercredi 4 mars sa remise en liberté sous contrôle judiciaire. Cette décision intervient alors qu'il avait été condamné à une peine de quatre ans de prison ferme et cinq ans d'inéligibilité dans l'affaire du chantage à la sextape.
Une libération sous conditions strictes
La chambre correctionnelle de la cour d'appel de Lyon a statué sur cette libération conditionnelle. L'ancien élu, âgé de 53 ans, devra respecter plusieurs obligations contraignantes jusqu'à son procès en appel prévu en juin 2026.
Parmi les principales mesures imposées :
- Pointer tous les quinze jours au commissariat de Saint-Étienne
- Interdiction formelle de quitter le territoire français
- Soumission au contrôle judiciaire permanent
Un parcours judiciaire mouvementé
L'affaire du chantage à la sextape a profondément marqué la vie politique stéphanoise. Gaël Perdriau avait été condamné en première instance à une peine sévère de quatre ans d'emprisonnement ferme, accompagnée d'une interdiction d'exercer tout mandat électif pendant cinq années.
Son incarcération début janvier avait constitué un événement médiatique important, mettant en lumière les dérives potentielles du pouvoir local. L'ancien maire avait immédiatement fait appel de cette décision, ouvrant la voie à un nouveau procès qui se tiendra dans quelques mois.
Les prochaines étapes judiciaires
La libération sous contrôle judiciaire ne signifie pas l'arrêt des procédures. Au contraire, elle permet à l'ancien édile de préparer sa défense en vue du procès en appel programmé pour juin 2026.
Cette décision de remise en liberté, bien que temporaire, suscite déjà des réactions diverses dans le paysage politique local et national. Les observateurs attendent avec attention le déroulement de cette nouvelle phase judiciaire qui pourrait redéfinir l'issue de cette affaire sensible.
Le contrôle judiciaire strict imposé à Gaël Perdriau témoigne de la vigilance des autorités judiciaires, tout en lui accordant la possibilité de se préparer à son nouveau procès. Cette affaire continue de soulever des questions importantes sur l'éthique en politique et les mécanismes de contrôle du pouvoir local.



