Opération Octopus : un coup de filet majeur contre la DZ Mafia
Une opération policière d'envergure, baptisée « Octopus », a permis l'interpellation de 42 membres présumés de la DZ Mafia mardi 10 mars. Cette action, préparée pendant plus d'un an et demi, est considérée comme l'une des plus importantes de ces dernières années dans la lutte contre la criminalité organisée en France.
Une enquête minutieuse pour frapper au cœur du réseau
Le nom « Octopus », qui signifie pieuvre, n'a pas été choisi au hasard. Il symbolise la volonté des gendarmes de la section de recherches de Marseille de démanteler ce réseau tentaculaire. Les autorités ont ciblé spécifiquement trois chefs présumés du groupe, dans l'espoir d'enrayer ses activités criminelles qui sèment le chaos et la violence à Marseille, dans le sud de la France, et même jusqu'à Clermont-Ferrand.
Parmi les personnes interpellées figurent :
- Amine O., 32 ans, alias « Mamine », décrit comme un membre éminent et décisionnaire du narcobanditisme marseillais.
- Gabriel O., 31 ans, alias « Gaby », soupçonné d'avoir été un tueur au service d'un baron de la drogue avant de devenir un cadre de l'organisation.
- Mahdi Z., 36 ans, surnommé « La Brute », déjà condamné à trente ans de prison en mai 2025, ce qui témoigne de sa dangerosité.
Les méthodes d'enquête qui ont permis les arrestations
Le succès de cette opération repose sur un travail d'enquête approfondi initié en novembre 2024, lorsque les gendarmes de la section de recherche ont repris le dossier à la police judiciaire. Les enquêteurs ont mis en place des écoutes et des sonorisations, permettant de cartographier la structure complexe de la DZ Mafia.
Ces investigations ont révélé des flux financiers opaques et identifié des sociétés liées au cartel. Né dans la cité de la Paternelle à Marseille début 2023, ce groupe criminel a connu une expansion rapide, infiltrant progressivement diverses strates de la société, à l'image des cartels sud-américains.
La preuve de cette infiltration est illustrée par l'interpellation d'un avocat lyonnais soupçonné d'avoir été corrompu par la DZ Mafia pour faciliter les activités de certains de ses cadres incarcérés.
Les implications de cette opération pour la sécurité publique
Cette opération marque un tournant dans la lutte contre la criminalité organisée en France. En ciblant les têtes pensantes du réseau, les autorités espèrent freiner significativement l'expansion de la DZ Mafia et réduire la violence associée à ses activités.
Le travail des gendarmes, soutenu par des unités d'élite comme le GIGN, démontre l'engagement des forces de l'ordre à combattre les réseaux criminels les plus structurés. Cette action pourrait servir de modèle pour de futures opérations similaires visant d'autres organisations criminelles en France.



