Une marche en hommage à El Hacen Diarra après sa mort au commissariat
Une marche a été organisée en hommage à El Hacen Diarra, décédé le 15 janvier 2026 dans le commissariat du 20ᵉ arrondissement de Paris. Cet événement a rassemblé des personnes souhaitant rendre hommage à ce Mauritanien de 35 ans, dont la mort fait l'objet d'une enquête approfondie.
Les circonstances du décès au commissariat
Dans la nuit du 15 janvier, vers minuit vingt, le corps d'El Hacen Diarra a été découvert au rez-de-chaussée du commissariat du 20e arrondissement. Il gisait sur le carrelage gris, avec une blessure à l'arcade droite. Malgré des tentatives de réanimation par des policiers et des pompiers pendant quarante-cinq minutes, son décès a été déclaré.
Peu avant cet incident, vers 22 heures 45, El Hacen Diarra fumait une cigarette artisanale près de son foyer, où il vivait depuis sept ans. Un équipage de la brigade territoriale de contact Belleville l'a alors contrôlé. Le brigadier-chef L., âgé de 47 ans, a affirmé sentir une forte odeur de cannabis et a estimé que l'homme présentait tous les signes de l'ivresse.
L'enquête de l'IGPN sur les causes de la mort
Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte rapidement après le décès. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) en a été chargée le lendemain après-midi. Cependant, les premiers actes d'enquête ont été réalisés par des policiers du commissariat du centre du 3e arrondissement, avant même le lever du jour.
Ces policiers ont auditionné leurs collègues ayant interpellé El Hacen Diarra. Ces agents n'ont pas été placés en garde à vue mais entendus en qualité de témoins. L'IGPN a produit un rapport de synthèse daté du 19 janvier, détaillant les événements.
Les policiers impliqués avaient pris leurs fonctions vers midi pour une vacation prévue de onze heures. L'enquête vise à clarifier les conditions du contrôle et les raisons du décès, dans un contexte de tensions autour des interventions policières.
Cette affaire soulève des questions sur les pratiques de contrôle et la prise en charge des individus en détention. La marche hommage du 25 janvier 2026 a mis en lumière ces préoccupations, appelant à la transparence et à la justice.



