Montpellier : un homme retourne en prison après avoir violé son interdiction de paraître en Occitanie
Montpellier : un homme retourne en prison après violation d'interdiction

Un Montpelliérain retourne derrière les barreaux après avoir violé une interdiction judiciaire

Un habitant de Montpellier, condamné à sept ans de prison pour proxénétisme aggravé, a été de nouveau incarcéré après avoir enfreint son interdiction de paraître en Occitanie, valable jusqu'en 2028. Libéré le 9 octobre 2025, il a été interpellé le 15 janvier dernier à Montpellier, où il résidait illégalement près de l'avenue de Palavas, chez la mère de ses quatre enfants, âgés de 11 à 16 ans.

Des preuves accablantes et des témoignages de voisins

L'enquête a révélé que sa ligne téléphonique avait borné 544 fois près du domicile de son ex-compagne. Trois voisins ont attesté de sa présence dès octobre 2025, décrivant des hurlements, la consommation de cannabis, d'alcool et de protoxyde d'azote, ainsi que des pleurs d'enfants. Des enregistrements audio ont été ajoutés au dossier, et une pétition contre ces nuisances a conduit à une intervention policière en novembre.

La compagne a nié toute violence mais s'est excusée auprès d'une voisine, expliquant qu'il s'énervait après les enfants. Expulsé fin décembre, il a déménagé chez son frère dans le Tarn-et-Garonne.

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Un casier judiciaire chargé et des plaidoiries contradictoires

Devant le tribunal le 20 avril, son casier judiciaire, comportant 28 condamnations dont 7 pour vol aggravé, 9 pour délits routiers et 3 pour violences conjugales, a pesé lourd. Âgé de 40 ans, il a passé la moitié de sa vie en prison, avec des condamnations dès 2004 pour enlèvement et séquestration, et en 2016 pour violences conjugales en récidive.

Il a plaidé sa réinsertion sans preuves, tandis que son avocat, Me Stéphane Fernandez, a critiqué des déclarations qu'il a jugées racistes et a soulevé une exception de nullité de l'enquête, rejetée par les juges.

Verdict et condamnation

La procureure Séverine Beuchet a requis 10 mois de prison ferme avec maintien en détention, soulignant les explications incohérentes du prévenu. Le tribunal, présidé par Ilana Lachkar, a appliqué cette peine, le reconnaissant coupable de violation de l'interdiction de paraître du 13 novembre 2025 au 7 janvier 2026.

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