Menaces au collège de Grasse : des parents condamnés à des TIG
Menaces au collège de Grasse : parents condamnés

Menaces au collège de Grasse : des parents condamnés à des TIG

Deux parents comparaissaient ce mardi devant le tribunal correctionnel de Grasse pour avoir proféré des menaces à l’encontre du personnel enseignant du collège où est scolarisé leur fils, en classe de sixième. Les faits remontent au 16 janvier dernier, lorsque le couple, accompagné du frère de la mère et de l’élève, s’est présenté à l’entrée de l’établissement dans un état de forte agitation.

Leur fils avait été frappé par deux élèves de troisième, et les parents reprochaient à la conseillère principale d’éducation (CPE) son inaction. Selon le récit de la présidente du tribunal, Pascale Cina, le principal et la CPE sont descendus pour les rencontrer, mais ont rapidement été encerclés par les trois adultes. La mère, hors d’elle, a crié : « Je vais n* celui qui a frappé mon fils », tandis que le père, menaçant, a lancé : « Cette fois-ci je passe l’éponge mais si ça recommence, je vous n* tous. » Ce n’est qu’après que le principal a menacé d’appeler la police que le groupe a quitté les lieux.

À la barre, les parents ont tenté de justifier leur comportement par le stress et les nerfs. « Rien ne justifie l’état dans lequel vous êtes arrivés au collège », leur a répondu la présidente, rappelant le contexte d’assassinats d’enseignants. Le procureur Paul-Marie Ferri a requis 105 heures de travaux d’intérêt général pour la mère et 140 heures pour le père, avec une peine d’emprisonnement de quatre à six mois en cas de non-exécution. Il avait également demandé une interdiction de paraître aux abords du collège.

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Le tribunal a finalement prononcé des peines de 90 heures de TIG pour la mère et 105 heures pour le père, sans interdiction de se rendre près du collège. Cette affaire souligne la tension croissante entre les parents d’élèves et le personnel éducatif, et rappelle que l’école doit rester un sanctuaire protégé.

Le procureur avait insisté sur la nécessité de protéger le personnel scolaire. « L’école doit être un sanctuaire, le personnel qui y travaille doit être protégé », a-t-il déclaré. Les parents, quant à eux, ont exprimé des regrets et affirmé n’avoir jamais eu l’intention d’agresser quiconque. La présidente du tribunal a toutefois souligné que la perception des menaces est réelle et que de tels comportements ne peuvent être tolérés.

Cette décision intervient dans un contexte où les violences en milieu scolaire sont de plus en plus médiatisées, et où les personnels éducatifs réclament une meilleure protection. Les peines de travaux d’intérêt général visent à responsabiliser les parents tout en évitant une peine d’emprisonnement ferme.

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