Menaces antisémites à l'Enap d'Agen : une enquête ouverte après des inscriptions haineuses
Menaces antisémites à l'Enap d'Agen : enquête ouverte

Menaces antisémites à l'École nationale d'administration pénitentiaire d'Agen : une affaire qui scandalise

Un élève surveillant de la 224e promotion, actuellement en formation à l'École nationale d'administration pénitentiaire (Enap) à Agen, a découvert sur la porte de sa chambre des inscriptions profondément choquantes et ouvertement antisémites. Parmi les messages haineux figuraient des expressions comme « Tu es mort », une émoticône, une croix gammée, « I love Hitler » ou encore « Fuck sale juif ». Ces actes odieux ont été perpétrés à deux reprises, créant un climat de terreur pour la victime.

Une double salve de messages haineux

La première série d'inscriptions antisémites est apparue ce vendredi 27 février, suivie d'une seconde le lendemain matin. Face à la gravité des faits, deux plaintes ont été immédiatement déposées et une enquête judiciaire a été ouverte sans délai. L'affaire, considérée comme éminemment sensible, a rapidement remonté jusqu'à la Chancellerie, alertant les plus hautes autorités de l'État.

La réaction ferme du garde des Sceaux

Ce samedi 28 février, le garde des Sceaux Gérald Darmanin a pris la parole sur le réseau social X pour condamner avec la plus grande fermeté ces actes antisémites. Dans un message sans ambiguïté, il a déclaré : « Des inscriptions antisémites ainsi que des menaces ciblant un élève surveillant pénitentiaire ont été découvertes à l'Enap. Je les condamne avec la plus grande fermeté, et apporte tout mon soutien à l'élève visé. Le procureur de la République a été immédiatement saisi. Les responsables, une fois retrouvés, seront exclus de notre administration. L'antisémitisme, comme toute autre forme de discrimination, n'ont pas leur place au sein de nos institutions. »

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La mobilisation syndicale et la prise en charge de la victime

Quelques heures avant cette déclaration ministérielle, le bureau local Force ouvrière Justice Enap Élèves avait déjà alerté l'opinion publique par un communiqué virulent. L'organisation syndicale a qualifié ces actes d'ignobles, soulignant qu'ils constituaient « une atteinte grave à la dignité humaine, aux valeurs républicaines et aux principes fondamentaux du service public ». Le syndicat a ajouté : « Pour notre organisation syndicale, la haine, l'antisémitisme et les menaces de mort n'ont aucune place dans notre société, et encore moins au sein de l'École nationale d'administration pénitentiaire. »

Selon les informations fournies par cette source syndicale, la victime ne souffrait d'aucun problème relationnel au sein de l'établissement avant ces événements. Elle a été immédiatement prise en charge par la direction de l'école, qui lui a apporté un accompagnement personnalisé et l'a placée sous protection renforcée.

Des investigations en cours mais aucune interpellation

Ce samedi soir, malgré des investigations techniques approfondies menées sur la porte de la chambre de l'élève visé, aucune interpellation n'avait encore été annoncée par les services de police. Les enquêteurs poursuivent leurs recherches pour identifier les auteurs de ces inscriptions antisémites, qui pourraient faire l'objet de poursuites judiciaires sévères.

Cette affaire met en lumière les défis persistants de la lutte contre l'antisémitisme au sein des institutions publiques françaises, rappelant l'importance d'une vigilance constante face à toutes les formes de discrimination et de haine raciale.

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