Menaces antisémites à l'Enap d'Agen : l'enquête se poursuit sans arrestation
Menaces antisémites à l'Enap d'Agen : enquête en cours

Menaces antisémites à l'Enap d'Agen : une enquête toujours en cours

L'enquête ouverte suite aux injures et menaces écrites découvertes sur la porte de la chambre d'un surveillant de l'École nationale d'administration pénitentiaire d'Agen n'avait toujours pas permis, ce dimanche soir, d'identifier le ou les auteurs de cet acte odieux. Les inscriptions à caractère antisémite et les menaces de mort ont été découvertes vendredi 27 février, constituant une triste première dans l'histoire de l'établissement.

Une réaction immédiate des autorités

L'élève concerné a bénéficié d'un soutien indéfectible de l'école, des services de l'État et de la police. Un accompagnement psychologique lui a été immédiatement proposé, tandis que la direction de l'Enap a mis en place un dispositif spécifique de sécurité pour assurer sa protection. « L'heure est à la solidarité et à la condamnation unanime », a-t-on précisé du côté de l'établissement.

La direction générale de l'administration pénitentiaire a condamné avec la plus grande fermeté ces agissements intolérables, les qualifiant de contraires aux valeurs de la République et à celles du service public pénitentiaire. Dans un communiqué officiel, elle a souligné qu'« il n'y a eu aucun signe avant-coureur » face à ces faits d'une gravité extrême.

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L'enquête judiciaire se poursuit

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a qualifié cet acte d'« odieux » et a saisi sans délai le procureur de la République d'Agen. Dès samedi 28 février, après la constatation d'une nouvelle salve d'injures antisémites, les forces de l'ordre se sont rendues sur place accompagnées de la police technique et scientifique pour procéder aux constatations nécessaires.

À ce stade, le parquet n'a pas souhaité faire de communication complémentaire sur cette affaire délicate. L'accès du site étant strictement réglementé, la piste menant vers une personne travaillant au sein de l'établissement reste la plus probable selon les premières investigations.

La nature des inscriptions

La victime, élève de la 224e promotion, a découvert sur sa porte de chambre des termes et tags particulièrement violents :

  • « Tu es mort »
  • Une croix gammée
  • « Fuck sale juif »

Malgré la gravité des faits, les investigations en cours n'ont pas encore conduit à des placements en garde à vue pour ces insultes et menaces de mort. L'élève concerné devrait néanmoins reprendre le cours de sa formation ce lundi, bénéficiant du soutien institutionnel mis en place.

Cette affaire soulève des questions importantes sur la sécurité au sein des établissements de formation de l'administration pénitentiaire et sur la lutte contre l'antisémitisme dans les institutions publiques. Les autorités restent mobilisées pour identifier les responsables et prévenir tout nouvel incident de cette nature.

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