Le maire de Mont-de-Marsan blanchi pour conduite sans permis : le parquet classe l'affaire
Maire de Mont-de-Marsan blanchi pour conduite sans permis

Le parquet de Pau classe l'affaire du maire de Mont-de-Marsan pour conduite sans permis

Ce mercredi 11 mars, le parquet de Pau a officiellement annoncé le classement sans suite de l'affaire concernant le maire de Mont-de-Marsan, Charles Dayot, accusé d'avoir roulé sans permis de conduire pendant près de quatre ans. Cette décision intervient après plusieurs mois d'enquête et de rebondissements médiatiques.

Une affaire révélée en décembre 2025

L'affaire avait éclaté en décembre 2025 lorsque nos confrères d'Ici Gascogne avaient révélé que le maire sortant de Mont-de-Marsan, candidat à sa réélection, conduisait sans permis depuis une période prolongée. Charles Dayot avait été entendu par les enquêteurs de la police judiciaire de Pau le 10 février 2026, dans le cadre de cette procédure judiciaire.

Dans un communiqué publié ce mercredi, Rodolphe Jarry, le procureur de la République de Pau, a précisé les raisons de ce classement sans suite. La procédure a fait l'objet d'une décision de classement sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée, indique le texte, mettant ainsi un terme aux poursuites.

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Le manque de preuves au cœur de la décision

Le parquet a justifié sa décision par un manque de preuves tangibles. Pour que le délit de conduite malgré une invalidation pour solde de points nul soit caractérisé, il fallait démontrer que le titulaire du permis avait eu connaissance de l'injonction administrative de restituer son permis. Or, selon le communiqué, une telle preuve n'est nullement rapportée dans cette affaire.

Charles Dayot a expliqué aux enquêteurs qu'il n'avait pas reçu l'avis de passage relatif au courrier préfectoral et qu'il n'avait été informé de la situation de son permis que par un appel téléphonique du préfet des Landes le 16 décembre 2025. À partir de cette date, il avait immédiatement cessé de conduire, selon ses déclarations.

Le procureur a souligné que pour établir la preuve, il aurait fallu retrouver :

  • L'accusé de réception signé par le conducteur
  • La remise du permis de conduire à la préfecture
  • Ou que l'invalidation du permis ait été portée à la connaissance du conducteur par les forces de sécurité intérieure

Aucun de ces éléments n'ayant pu être prouvé, l'infraction ne saurait être caractérisée en l'absence d'élément intentionnel, conclut le parquet. Cette décision met fin à une affaire qui avait suscité de vives réactions dans la région et au-delà.

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